Pour le premier semestre 2021, les assureurs devront débourser 40 milliards de dollars à cause des catastrophes naturelles

Il s'agit d'une augmentation de 4 % par rapport à l'année précédente.

Frappée par des inondations sans précédent, la Belgique commence à faire les frais du changement climatique.
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La Libre Eco avec AFP

Les pertes économiques pour les catastrophes naturelles et désastres humains, tels que les incendies, inondations ou accidents industriels, sont estimées à 77 milliards de dollars pour le premier semestre 2021, a annoncé le réassureur suisse Swiss Re.

Si ce chiffre d'inscrit en baisse de 33 % par rapport au premier semestre l'an passé, la facture pour les dommages que vont devoir couvrir les assureurs, en particulier pour les catastrophes naturelles, ne va pas moins s'accroître, a prévenu le groupe suisse dans un communiqué, qui a de nouveau mis en avant la hausse de la fréquence des incidents météorologiques avec le changement climatique.

Pour ce semestre, le montant des pertes économiques s'inscrit en dessous de la moyenne sur dix ans, qui tourne plutôt aux environs de 108 milliards de dollars pour les premiers semestres, a quantifié le réassureur.

Une facture plus salée pour les assureurs

Les frais que vont devoir couvrir les assureurs vont en revanche augmenter de 4 %, à 42 milliards de dollars, dont 40 milliards pour les catastrophes naturelles, a indiqué le groupe suisse, qui rappelle que les frais sont habituellement moins élevés au premier semestre qu'au second où la facture grimpe généralement avec la saison des ouragans dans l'Atlantique Nord.

Pour les assureurs, il s'agit du premier semestre le plus coûteux depuis 2011, lorsque la facture s'était envolée sous l'effet des tremblements de terre au Japon et en Nouvelle Zélande.

En moyenne, la facture pour les assureurs sur les dix dernières années se situe aux environs de 33 milliards de dollars, a précisé le groupe suisse qui fait office d'assureur pour les assureurs.

"Les effets du changement climatique se manifestent à travers des températures plus chaudes, la montée du niveau des eaux, les précipitations plus erratiques et les conditions météorologiques plus extrêmes", a déclaré Martin Bertogg, le directeur des activités pour les catastrophes chez Swiss Re, cité dans le communiqué.

Les événements climatiques dits secondaires, par opposition aux très grosses catastrophes naturelles, tendent à augmenter, représentant un "risque grandissant", a insisté M. Bertogg.

La tempête hivernale Uri, qui a touché les Etats-Unis en février avec la vague de froid allant jusqu'au Texas, entraîne à elle seule 15 milliards de dollars de pertes assurées.