Le chômage régresse en Wallonie, et pour la première fois depuis un an à Bruxelles

Le taux de chômage en Wallonie était de 13,2 % en août contre 13,9 % il y a un an. En Région bruxelloise, il s'élevait à 15,8 % le mois dernier, identique à celui d'août 2019, et en léger retrait par rapport à août 2020

Le chômage régresse en Wallonie, et pour la première fois depuis un an à Bruxelles
©Shutterstock
La Libre Eco avec Belga

Le taux de chômage en Wallonie était de 13,2 % en août contre 13,9 % il y a un an et 13,4 % en août 2019, a fait savoir jeudi le Forem. Pour le sixième mois consécutif, le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés (DEI) diminue sur base annuelle. Il s'élevait à 211.653 personnes, près de 11.000 en moins que le même mois en 2020 (- 4,9 %). La demande d'emploi diminue dans toutes les classes d'âge, particulièrement parmi les personnes âgées de 25 à moins de 30 ans (- 6,9 %). Parmi les personnes de moins de 25 ans, la baisse atteint 5,8 %. Les évolutions se font plus discrètes à partir de 40 ans : - 3,9 % de DEI âgés de 40 à moins de 50 ans et - 3 % de personnes âgées de 50 ans et plus.

Sur base mensuelle, comme chaque année à cette période, on assiste à une légère progression (+2 %). "Après le pic d'inscriptions habituellement observé en juillet, la hausse mensuelle du mois d'août est plus modérée. Il s'agit principalement de l'inscription de jeunes gens qui débutent leur stage d'insertion professionnelle après leurs études", souligne le Forem.

L'office régional de l'emploi a également vu son nombre d'offres d'emplois augmenter. Il en a diffusées le mois dernier 36.501, soit 29 % de plus qu'au cours du mois d'août 2020. Les besoins de main-d'œuvre sont en hausse dans la plupart des secteurs d'activité. La plus forte croissance d'opportunités d'emploi à un an d'écart concerne cette fois encore l'horeca, qui est à l'origine de 1.354 postes, soit 720 postes de plus qu'en août 2020 (la hausse est de 114 %). D'autres secteurs semblent rechercher différents profils: la métallurgie, l'industrie agroalimentaire, l'industrie chimique, le secteur du transport, le commerce de gros et de détail, le secteur de la santé, la construction et l'administration publique.

A Bruxelles

Le taux de chômage en Région bruxelloise s'élevait à 15,8 % le mois passé, identique à celui d'août 2019, et en léger retrait (-0,2 %) par rapport à août 2020, annonce jeudi Actiris. Fin août 2021, 90.863 chercheurs d'emploi inoccupés (DEI) étaient recensés en Région de Bruxelles-Capitale, soit une stabilisation par rapport à l'année précédente (-64 personnes, - 0,1 %). Les moins de 25 ans ne représentent plus que 9,5 % du total des DEI. Leurs effectifs sont en recul de 11 % par rapport à août 2020. Les quinquagénaires et plus représentent 27,5 % des demandeurs d'emploi.

Soixante-et-un pour cent des DEI ont au maximum un diplôme de l'enseignement secondaire 2e degré ou n'ont pas de diplôme reconnu en Belgique Près de la moitié des chercheurs d'emploi (47%) sont à la recherche d'un job depuis deux ans au moins.

Actiris explique la hausse limitée des entrées dans le chômage classique par le fait que "pour l'instant l'effet de la crise du Covid-19 s'enregistre surtout au niveau du chômage temporaire et du droit passerelle". De très nombreuses entreprises ont dû recourir au chômage temporaire pour faire face à l'arrêt de leurs activités à la suite des mesures de confinement prises pour enrayer l'épidémie de coronavirus.

"Dès lors, l'incidence sur les chiffres du chômage classique est actuellement plus limitée, puisque le recours au chômage temporaire permet aux entreprises de ne pas devoir procéder à des licenciements massifs", pointe le bureau régional de l'emploi.

Le nombre d'offres d'emploi a fortement augmenté. Actiris en a reçues 4.986 en août, une hausse de 100,9 % par rapport au mois d'août 2020 et de 95,9 % par rapport à août 2019.

"Si la crise sanitaire a eu pour effet de réduire de manière importante les offres d'emploi et particulièrement dans certains secteurs d'activité tels que l'horeca ou le commerce, on constate depuis quelques mois à nouveau une hausse importante", en raison notamment de la reprise observée dans ces secteurs et dans celui du transport.

Sur le même sujet