Stop à la voiture de fonction obligatoire : les partenaires sociaux en faveur d'une révision du budget mobilité

Le budget mobilité doit être revu afin d'accroître son succès et inciter à davantage opter pour les autres modes de transport que la voiture de société, estiment les partenaires sociaux, dans un avis conjoint du Conseil central de l'économie (CCE) et du Conseil national du travail (CNT).

La Libre Eco avec Belga
Stop à la voiture de fonction obligatoire : les partenaires sociaux en faveur d'une révision du budget mobilité
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La proposition des partenaires sociaux: ne plus imposer aux travailleuses et travailleurs éligibles à une voiture de société de rouler avec ce véhicule pendant un an avant de pouvoir l'échanger contre un budget de mobilité. Un changement essentiel car plus l'on profite longtemps de l'avantage d'une voiture de société, "plus il est difficile de convaincre de passer totalement ou en partie à d'autres modes de transport plus durables", soulignent-ils.

Cette proposition est bénéfique autant pour les employés que les employeurs, selon les deux Conseils dans leur avis. Pour les travailleurs, cela leur permettra de demander un budget mobilité directement et ainsi d'obtenir plus rapidement des informations sur le montant dont ils peuvent disposer. Pour les employeurs, l'avantage réside dans la simplification administrative, le calcul du montant du budget devenant plus clair et simple, selon les partenaires sociaux.

Un budget mobilité de minimum 3 000 euros et maximum 16 000 euros est proposé, pour éviter qu'il "ne soit utilisé à des fins d'optimisation salariale et pour préserver le budget de l'État".

Le CCE et le CNT demandent aussi qu'une évaluation intermédiaire de la loi prévoyant ce budget mobilité ait lieu en 2023, avant son évaluation finale prévue en 2026. Et ce, "afin que la loi puisse être adaptée à temps si nécessaire. De nombreuses incertitudes demeurent en effet, notamment en ce qui concerne l'évolution du parc de voitures de société, le déploiement de l'infrastructure de recharge pour les voitures électriques et la capacité du réseau électrique à recharger simultanément un nombre considérable de voitures électriques", soulignent les Conseils.