Retour de la grippe aviaire : les volailles belges confinées dès ce lundi

La Belgique a ordonné le confinement des volailles à partir de lundi en raison d'un cas de grippe aviaire détecté chez un canard sauvage, une mesure déjà décrétée en France et aux Pays-Bas voisins.

"Nous avons décidé d'anticiper la menace qui pèse potentiellement sur notre pays", a expliqué le ministre Clarinval.
"Nous avons décidé d'anticiper la menace qui pèse potentiellement sur notre pays", a expliqué le ministre Clarinval. ©Shutterstock - Belga
La Libre Eco avec AFP

Les autorités veulent éviter tout contact des volailles avec les oiseaux migrateurs pouvant transmettre ce virus, après la découverte de ce cas de H5N1 dans la commune de Schilde, en province d'Anvers.

A partir de ce lundi, "une période de risque accru est déclarée" et les volailles des éleveurs professionnels ou des particuliers, "à l'exception des ratites", doivent être enfermées ou protégées à l'aide de filets, et ne doivent pas être abreuvées avec de l'eau accessible aux oiseaux sauvages.

Le ministre de l'Agriculture David Clarinval (MR) a pris cette décision vendredi, sur avis de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca)."Nous avons décidé d'anticiper la menace qui pèse potentiellement sur notre pays", a expliqué le ministre. "Nous souhaitons éviter que cette maladie contamine nos volailles et prévenir les dégâts dont le secteur a pu souffrir par le passé."

Le public est aussi appelé à signaler aux autorités toute découverte d'oiseaux morts.

Les autorités belges rappellent que le virus "n'est pas dangereux pour l'homme", qu'"il n'y a aucun risque pour les consommateurs", et que "la viande de volaille et les œufspeuvent être consommés en toute sécurité".

Les autorités néerlandaises ont pris une mesure similaire dès le 26 octobre, et la France a emboîté le pas début novembre.

La France avait recensé près de 500 foyers d'influenza aviaire dans des élevages de volailles, principalement dans le Sud-Ouest réputé pour sa production de foie gras. La crise n'avait pu être enrayée qu'au prix de l'abattage de plus de 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards.