Une prime corona pour les technologies de l'information et de la communication, c'est ce que réclame le secteur

Pour les syndicats, il est "inacceptable que les entreprises de ce secteur, qui ont réalisé des bénéfices particulièrement élevés ces dernières années, n'en reversent même pas une petite partie" à leur personnel.

La prime de 500 euros est une mesure issue de l'accord interprofessionnel des entreprises qui ont engrangé de bons résultats malgré la pandémie.
La prime de 500 euros est une mesure issue de l'accord interprofessionnel des entreprises qui ont engrangé de bons résultats malgré la pandémie. ©Shutterstock
La Libre Eco avec Belga

Les syndicats chrétiens CNE et ACV Puls réclament vendredi que les entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) accordent une prime corona de 500 euros à leurs employés.

Ils avancent que les négociations pour l'octroi de cette prime, une mesure de l'accord interprofessionnel pour les entreprises qui ont engrangé de bons résultats malgré la pandémie, sont "difficiles" avec "de nombreuses entreprises des TIC".

CNE et ACV Puls soulignent que les employés du secteur des TIC "ont permis à l'économie de passer rapidement au travail numérique à domicile. Par conséquent, la plupart des entreprises belges du secteur ont affiché des bénéfices exceptionnellement bons en 2019 et 2020".

Pour les syndicats, rien de plus normal qu'elles accordent donc presque toutes la prime corona de 500 euros permise par l'AIP. "Rien n'en est plus éloigné", regrettent-ils. "Les employeurs se cachent derrière l'accord de la CP200 qui, outre la condition de faire des bénéfices, impose également des conditions d'augmentation du chiffre d'affaires".

Pour eux, il est "inacceptable que les entreprises de ce secteur, qui ont réalisé des bénéfices particulièrement élevés ces dernières années, n'en reversent même pas une petite partie" à leur personnel.

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