Les Émirats arabes unis volent au secours de la Turquie avec 10 milliards de dollars en poche

Lors d'une visite officielle en Turquie, le dirigeant des Émirats arabes unis a annoncé l'établissement d'un important fonds de 10 milliards de dollars destiné à des investissements en Turquie. Une annonce qui survient à point nommé pour le pays, alors que son économie est actuellement au plus mal.

La Libre Eco avec Belga

Les Émirats arabes unis ont annoncé la création d'un fonds de 10 milliards de dollars américains (près de 9 milliards d'euros) pour des investissements en Turquie, où se trouve en visite le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane. "Les Émirats ont annoncé l'établissement d'un fonds de 10 milliards de dollars pour soutenir les investissements en Turquie", a indiqué l'agence de presse officielle Wam.

L'agence a évoqué un "soutien à l'économie turque et un renforcement des relations bilatérales", ajoutant que le fonds se concentrera sur des "investissements stratégiques", en particulier dans les secteurs de la logistique, de l'énergie, de la santé et l'alimentation.

Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, dirigeant de facto des Émirats, a été accueilli mercredi avec les honneurs à Ankara par le président turc Recep Tayyip Erdogan, une visite qui devrait ouvrir un nouveau chapitre des relations entre les rivaux régionaux d'hier.

Des visions pourtant opposées sur de nombreux sujets

Cette première visite en Turquie d'un responsable émirati de ce rang depuis 2012 intervient au lendemain d'un nouveau plongeon historique de la livre turque en plein marasme économique.

La rencontre des dirigeants émirati et turc devrait permettre de réparer la relation entre deux acteurs majeurs de la région, opposés notamment sur le conflit en Libye ou l'exploration gazière en Méditerranée orientale.

Les liens s'étaient encore tendus lors du blocus du Qatar, proche allié d'Ankara, décrété de 2017 à 2021 par l'Arabie saoudite et les Émirats.

Et les Émirats sont partisans d'une ligne dure à l'égard de l'islam politique, dont est issu M. Erdogan, qu'ils considèrent comme une menace pour leur stabilité. Ils reprochent notamment au dirigeant turc son soutien aux Frères musulmans, classés comme un groupe "terroriste" par Abou Dhabi.

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