"Le secteur est à bout de souffle" : l'Horeca et le catering au bord de la noyade à l'aube de la quatrième vague

La fédération du commerce et des services appelle le gouvernement à intervenir de toute urgence, comme l'année dernière.

La quatrième vague plonge les secteurs de l'Horeca et du catering dans une nouvelle période de difficulté.
La quatrième vague plonge les secteurs de l'Horeca et du catering dans une nouvelle période de difficulté. ©BELGA
La Libre Eco

40 % : telle est la différence du chiffre d'affaires des restaurants entre novembre 2019 et novembre 2021, rapporte Comeos, la fédération du commerce et des services. Le chiffre monte jusqu'à 50 % pour la restauration professionnelle (restaurants d'entreprise, livraison de repas aux entreprises, etc.). La cause est évidente : la crise du Covid-19.

Aujourd'hui, en plein quatrième vague, les revenus font une chute spectaculaire à la suite des mesures sanitaires, dont le

Covid Safe Ticket

(CST), le port du masque et le télétravail.

"Si nous sommes honnêtes, c'est beaucoup plus sûr d'aller au restaurant que d'accueillir des gens dans votre maison aujourd'hui", assure pourtant Dominique Michel, CEO de Comeos. "Toutes les entreprises disposent aujourd'hui d'un compteur de CO₂ pour mesurer la qualité de l'air, seuls les clients vaccinés ou testés sont les bienvenus. Et ils portent tous un masque, tout comme le personnel."

Une prime de fin d'année trop chère

La fédération appelle le gouvernement à intervenir de toute urgence pour aider le secteur à traverser cette nouvelle période difficile, comme il l'a fait l'année dernière.

Dans un communiqué, elle explique que le coût supplémentaire de la prime de fin d'année, qui s'élève à 250 millions d'euros pour l'ensemble du secteur, s'ajoutera après six mois de fermeture en début d'année. Pour une chaîne de l'Horeca de taille moyenne, qui possède plusieurs établissement dans le pays, ce nombre peut monter jusqu'à un millions d'euros, alors qu'il s'agit de coûts supplémentaires non couverts par les revenus.

"Nous avons désespérément besoin de soutien, cette situation est intenable", dénonce Dominique Michel. "Les périodes de chômage temporaire dans le calcul de la prime de fin d'année seront supportées par le gouvernement, les périodes d'activité par les entreprises elles-mêmes".

Le CEO estime par ailleurs qu'il "serait préférable de prolonger le chômage temporaire jusqu'au premier trimestre de 2022, notamment pour le secteur de l'Horeca". Le nombre de celui-ci évoluent de nouveau à la hausse.

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