"L'année 2022 ne tiendra pas toutes ses promesses”, attestent la BNB et de l'UWE

Les nuages s'accumulent à l'horizon. Un ralentissement de la croissance est attendu l'an prochain.

En cause : les importantes perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse stratosphérique des prix de l’énergie qui avaient déjà réduit l’activité au trimestre précédent, mais aussi la récente résurgence de l’épidémie de Covid-19.
En cause : les importantes perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse stratosphérique des prix de l’énergie qui avaient déjà réduit l’activité au trimestre précédent, mais aussi la récente résurgence de l’épidémie de Covid-19. ©Shutterstock
La Libre Eco avec Belga

Les derniers chiffres venant de la Banque nationale de Belgique (BNB) et de l’Union wallonne des entreprises (UWE) montrent que la reprise économique en cours dans notre pays est en train de se tasser.

Selon les prévisions de la BNB, l'activité économique en Belgique devrait, effet, augmenter d'à peine 0,2 % au dernier trimestre de 2021, après avoir crû de 2 % au troisième trimestre. La BNB s'attend à un fort ralentissement de la consommation privée au quatrième trimestre après le rebond substantiel observé au troisième trimestre. En cause, les importantes perturbations des chaînes d'approvisionnement et la hausse stratosphérique des prix de l'énergie qui avaient déjà réduit l'activité au trimestre précédent, mais aussi la récente résurgence de l'épidémie de Covid-19. La baisse des investissements des entreprises devrait dès lors se poursuivre au dernier trimestre. En revanche, "les investissements en logements devraient continuer à progresser, mais à un rythme plus modeste qu'au cours des derniers trimestres".

Les mêmes constats sont tirés du côté de l'UWE. "Cette année ne tiendra pas toutes ses promesses et l'horizon semble déjà se boucher dangereusement pour 2022", avertit l'organisation patronale du sud du pays. La croissance des derniers trimestres est moins vigoureuse que celle enregistrée au début de l'année, l'impulsion donnée par les politiques monétaires et budgétaires commençant à s'estomper, souligne-t-elle encore. En Wallonie, la pénurie de main-d'œuvre pèse également sur les perspectives de croissance.

“Les contacts ne sont pas rompus”

Malgré tout, le PIB wallon devrait croître de 4 % l'année prochaine, à comparer à la progression attendue de 5,5 % cette année. Selon la fédération patronale, cette hausse découle toutefois d'un effet de rattrapage alors que la situation structurelle de la Wallonie reste "inconfortable", avec notamment l'explosion de la dette publique "qui pose la question de sa soutenabilité à long terme".

Dans ce contexte, le plan de relance wallon constitue-t-il une réponse adéquate aux défis de la Région ? L'UWE a récemment fait part de ses doutes, dans une sortie médiatique concertée avec la FGTB. "Au cours d'une interpellation au parlement, Elio Di Rupo a dit que nous n'avions qu'à venir avec une proposition. On ne peut pas lui répondre en deux jours. Nous sommes donc en train de réfléchir à la manière dont nous allons travailler. En tout cas, les contacts ne sont pas rompus avec le gouvernement wallon", assure Olivier de Wasseige, le patron de l'UWE.

Sur le même sujet