Les prix du gaz chutent, tandis que ceux du pétrole se stabilisent

Les prix du gaz subissaient une nette correction ce jeudi après leurs records plus tôt dans la semaine, tandis que les cours du pétrole se stabilisaient au lendemain de la publication de stocks de brut en forte baisse aux Etats-Unis.

Malgré cette accalmie, le cours du gaz européen reste sept fois supérieur à celui du début d'année.
Malgré cette accalmie, le cours du gaz européen reste sept fois supérieur à celui du début d'année. ©Shutterstock
La Libre Eco avec AFP

Le marché de référence du gaz européen, le TTF (Title Transfer Facility) néerlandais, chutait vers 10H50 GMT de 19,60 % à 139,00 euros le mégawattheure (MWh), retrouvant un prix comparable au début de semaine.

Le très volatil TTF néerlandais avait touché mardi 187,785 euros, une première, dopé par la demande saisonnière et les tensions géopolitiques entre le principal fournisseur, la Russie, et ses clients.

Le président russe Vladimir Poutine a calmé le jeu jeudi en jugeant "positive" la réaction de Washington aux propositions sécuritaires de Moscou qui a notamment exigé que l'Otan et les Etats-Unis cessent leur soutien militaire à l'Ukraine.

Malgré cette accalmie, le cours du gaz européen reste sept fois supérieur à celui du début d'année.

De son côté, le prix du brut se stabilisait dans un marché calme avant Noël.

Le pétrole à l'équilibre

Vers 10H50 GMT (11H50 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février avançait de 0,13 % à 75,39 dollars, et à New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le même mois cédait 0,03 % à 72,74 dollars.

Les cours du pétrole brut "restent stable jeudi au lendemain d'une baisse plus importante que prévu des stocks américains", relève Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures.

Les réserves commerciales de pétrole brut aux Etats-Unis ont en effet de nouveau diminué beaucoup plus qu'attendu la semaine dernière, selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Durant la semaine achevée le 17 décembre, elles ont baissé de 4,7 millions de barils, pour s'établir à 423,6 millions de barils, alors que les analystes tablaient sur un repli plus modéré, de 2,5 millions de barils.

Des données haussières pour les prix du pétrole, "car l'offre semble être inférieure à la demande malgré les restrictions liées à Omicron dans le monde entier", estime de son côté Naeem Aslam, d'Avatrade.

De plus, deux études menées au Royaume-Uni montrent que les infections dues à cette nouvelle souche sont moins susceptibles de provoquer des hospitalisations, par comparaison avec le variant Delta.

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