Concurrence spatiale : Test réussi pour la Russie, qui a lancé sa nouvelle fusée Angara

La Russie a effectué avec succès un lancement de sa fusée de nouvelle génération Angara. Il s'agit du troisième lancement test depuis 2014.

Le président russe Vladimir Poutine fait un pouce en l'air après avoir regardé la diffusion en direct d'un lancement depuis le cosmodrome russe de Plesetsk dans un centre de situation présidentielle à Moscou, le 23 décembre 2014. La Russie a testé avec succès sa toute nouvelle fusée de classe lourde Angara-A5, qui a été développée en vue du lancement de vaisseaux spatiaux habités, a déclaré le ministère de la Défense.
Le président russe Vladimir Poutine avec le pouce en l'air, après avoir regardé la diffusion en direct du premier lancement d'une fusée Angara, en 2014. ©BELGA
La Libre Eco avec AFP

La Russie a effectué avec succès un lancement de sa fusée de nouvelle génération Angara, au moment où Moscou cherche à moderniser sa flotte spatiale pour s'imposer à nouveau comme une puissance orbitale de premier plan.

La fusée Angara-A5 a décollé ce lundi, au soir, à partir du cosmodrome militaire de Plessetsk (nord), a indiqué l'agence spatiale russe Roscosmos dans un communiqué.

"Allez, chérie !", s'était alors enthousiasmé sur Twitter le patron de Roscosmos, Dmitri Rogozine, ajoutant que le lancement était "un succès".

Des technologies à la hauteur de l'ambition russe

Il s'agit du troisième lancement test depuis 2014 d'une fusée lourde Angara, un engin développé dans le cadre d'un programme destiné à remplacer les vieillissants lanceurs Proton, dont la technologie remonte aux années 1960.

L'Angara, qui tire son nom d'une rivière de Sibérie, fait appel à une technologie plus propre, puisqu'elle est propulsée par un mélange de kérosène et d'oxygène liquide, beaucoup moins polluant que les ergols toxiques utilisés pour les Proton.

Le programme, dont l'idée remonte aux années 1990, a toutefois pris du retard et le calendrier fixé par les autorités russes au moment du premier essai, en 2014, n'est pas respecté.

Source d'une immense fierté à l'époque soviétique, le secteur spatial russe s'est enlisé depuis la chute de l'URSS à force de scandales de corruption, de coupes budgétaires, de retards en série et d'incidents techniques embarrassants.

Mais le secteur s'est efforcé ces derniers mois de présenter un visage plus conquérant, affichant notamment ses ambitions dans le tourisme spatial, avec, par exemple, l'envoi récent d'un milliardaire japonais en orbite.

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