Les perspectives d’Étienne de Callataÿ pour 2022: "L’économie va continuer à bien se porter"

Ce matin dans "Il faut qu’on parle", Maxime Binet recevait l’économiste belge, Étienne de Callataÿ.

Les perspectives d’Étienne de Callataÿ pour 2022: "L’économie va continuer à bien se porter"
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EdA

Que retenir de l’année 2021? Pour en parler, l’économiste belge, Étienne de Callataÿ. Il était l’invité de Maxime Binet ce matin dans "Il faut qu’on parle". "2021, c’est une année de rebond économique", lance le professeur à l’Université de Namur. "Personne n’aurait espéré cela en mars-avril 2020, au début de la pandémie. Notre situation économique actuelle peut être considérée comme une surprise heureuse."

Si la note 2021 est positive, à quoi devons-nous nous attendre en 2022? Une inflation est annoncée avec une hausse du prix de l’énergie, de l’électricité et de l’essence. "Tant mieux si on a ce problème-là", annonce Étienne de Callataÿ. "C’est un problème de riche. C’est le corollaire d’une économie qui rebondit. Et puis, elle a des côtés positifs pour nos états qui sont endettés. L’inflation est une manière de remettre les compteurs dans des zones plus confortables."

"L’économie va continuer à bien se porter, même si la progression est moins marquée qu’en 2021. Il va y avoir une décélération de la croissance, mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir, notamment sur le plan de l’emploi. Les choses iront dans le bon sens. Par contre, en ce qui concerne les finances publiques, il faudrait espérer que cette bonne conjoncture soit mieux mise à profit. Il faut qu’on soit beaucoup plus sélectif. Non, l’argent ne coule pas des murs", poursuit-il.

L’importance essentielle des enjeux climatiques

Dans cet entretien, Étienne de Callataÿ est revenu sur un dossier chaud: le climat. "Cela doit rester notre obsession absolue. C’est là que réside la menace la plus profonde pour nous et notre lenteur à agir en la matière est la grande préoccupation en cette fin d’année", affirme-t-il. L’économiste s’est ensuite positionné sur l’épisode belge de la COP26. Souvenez-vous, la Belgique s’était rendue à Glasgow sans accord global sur le climat pour respecter l’Accord de Paris. "Pour moi, il s’agit de l’élément le plus négatif de l’année 2021. Je regrette que nous ayons été aussi ridicules."

La réforme de la fiscalité en bonne voie

Parmi les autres sujets abordés, la réforme de la fiscalité. Une volonté des politiques belges qui semble être sur les bons rails. Le travail a déjà commencé. "Je soutiens pleinement la démarche. Nous avons besoin d’un impôt moins rapidement progressif que l’actuel et nous avons besoin de systèmes moins dérogatoires, de dépenses fiscales, de privilèges", conclut-il.