Le pétrole monte fortement en réaction à un possible embargo américain sur le brut russe

Vers 11H20 GMT (12H20 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai prenait 3,34 % à 127,32 dollars.

La Libre Eco avec AFP
Le pétrole monte fortement en réaction à un possible embargo américain sur le brut russe
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Le pétrole montait fortement mardi sans s'approcher pour l'instant du sommet atteint la veille dans un marché volatil, en réaction à un possible embargo américain sur le brut russe à cause du conflit en Ukraine. Vers 11H20 GMT (12H20 à Bruxelles), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai prenait 3,34 % à 127,32 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril gagnait 2,87 % à 122,83 dollars. Alors que les combats se poursuivent en Ukraine, les investisseurs sont focalisés sur l'idée que le pétrole pourrait être touché directement par des sanctions venues des Etats-Unis ou de l'Union européenne.

La presse financière "rapporte que les Etats-Unis s'apprêteraient à mettre en place un embargo sur le pétrole russe, sans le soutien de l'Union européenne", note Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Les Etats-Unis, premier producteur mondial, sont bien moins dépendants des exportations russes, et les dirigeants européens avancent pour l'instant à tâtons sur le sujet.

Deuxième exportateur mondial, "la Russie n'est pas un producteur dont les extractions peuvent être aisément compensées par d'autres", souligne Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

Certains acheteurs de pétrole évitent déjà autant que possible d'acheter auprès d'entreprises russes: "Tous ont en mémoire les sanctions subies par les entreprises européennes qui avaient commercé avec l'Iran alors que ce pays était soumis à des sanctions", explique Benjamin Louvet, analyste chez OFI AM.

Volatil, le cours du gaz européen, qui avait atteint lundi un sommet historique à 345 euros le mégawattheure, s'inscrivait en baisse de 12 % mardi à 199,35 euros.

"Le marché a été en partie rassuré par le chancelier allemand qui a affirmé que les sanctions ne toucheraient pas le gaz", commente Barbara Lambrecht, de Commerzbank.