Le patronat réagit aux nouvelles aides énergétiques : "Les mesures sont, à court terme, de bonnes initiatives"

La FEB, qui attend des clarifications sur le futur mix énergétique dans les prochains jours, estime que "la prolongation d'un régime flexible de chômage temporaire est également essentielle".

La Libre Eco avec Belga
Pieter Timmermans, CEO de la FEB.
Pieter Timmermans, CEO de la FEB. ©BELGA

"Les mesures visant à réduire la facture énergétique sont, à court terme, de bonnes initiatives pour que les prix de l'énergie et des carburants restent payables", a réagi mardi matin Fédération des entreprises de Belgique (FEB), après l'accord intervenu lundi soir au sein du kern. "La prolongation d'un régime flexible de chômage temporaire est également essentielle", ajoute la FEB.

Cette dernière attend, cependant, des clarifications sur le futur mix énergétique dans les prochains jours.

D'après Pieter Timmermans, CEO de la FEB, "cette crise montre une fois de plus à quel point il est urgent de bien réfléchir à l'impact de l'énergie et des éventuels effets de second tour sur la spirale prix-salaires et donc sur la compétitivité des entreprises belges", a-t-il commenté.

"Il manque des mesures concrètes"

De son côté, l'organisation patronale flamande Unizo salue l'effort visant à réduire l'impact de la flambée des prix de l'énergie, mais déplore l'absence de mesures concrètes pour les entreprises. "Les mesures annoncées par le gouvernement sont principalement destinées aux familles. Il manque des mesures concrètes pour réduire la facture énergétique des entrepreneurs", pointe-t-elle.

Certaines entreprises, comme les supermarchés, voient leur facture énergétique passer de 4 000 à 12 000 euros, voire plus, par mois, illustre Danny Van Assche directeur général d'Unizo. "Elles ne peuvent pas toujours répercuter ces coûts sur le client. Du coup, cela risque de mettre en difficulté un grand nombre de ces entreprises", ponctue-t-il.

"Un bon premier pas"

Même son de cloche du côté du réseau des entrepreneurs flamands, le Voka, qui considère que les mesures annoncées lundi soir constituent "un bon premier pas". Cependant, l'organisation appelle le gouvernement "à en faire plus" pour les entreprises qui croulent sous le poids des factures énergétiques élevées.

Elle souhaite également que la question de la dépendance énergétique soit abordée. "Il est absolument essentiel que le gouvernement fédéral décide cette semaine de la prolongation de la durée de vie d'au moins deux centrales nucléaires. Des décisions sont également nécessaires pour accélérer la transition vers un approvisionnement énergétique plus durable", a affirmé le patron du Voka, Hans Maertens.

"S'attaquer aux coûts de manière structurelle"

Enfin, le syndicat neutre pour indépendants (SNI) s'aligne sur le discours de ses partenaires, ajoutant la nécessité d'une approche plus structurelle dans le chef du gouvernement.

"Par exemple, les petites entreprises paient souvent des frais de transport et de distribution proportionnellement plus importants que les grandes entreprises. C'est inacceptable", relève le SNI. "Nous demandons donc au gouvernement de chercher des solutions avec les gestionnaires de la distribution pour s'attaquer à ces coûts de manière structurelle et pour faire en sorte que ces frais soient uniformes pour l'ensemble des entreprises", revendique-t-il.

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