Le prix du pétrole diminue légèrement

Les négociants se tournent à nouveau vers la Chine, la plus grande consommatrice de pétrole au monde.

La Libre Eco avec Belga
Sur le marché du pétrole, la situation en Libye est suivie de près. Un champ pétrolifère y a été fermé en raison de l'agitation politique et sociale.
Sur le marché du pétrole, la situation en Libye est suivie de près. Un champ pétrolifère y a été fermé en raison de l'agitation politique et sociale. ©Shutterstock

Le pétrole est légèrement moins cher ce mardi sur les marchés internationaux après les récentes augmentations de prix. Le baril de pétrole Brent de la mer du Nord - qui détermine le prix à la pompe - a perdu 10 centimes à 113,06 dollars. Le prix du baril de pétrole américain WTI baisse de 27 centimes à 107,94 dollars.

Les négociants se tournent à nouveau vers la Chine, la plus grande consommatrice de pétrole au monde. Les fermetures sévères qui y ont lieu pèsent sur la croissance. Cependant, Pékin prévoit de soutenir l'économie. Sur le marché du pétrole, la situation en Libye est également suivie de près. Un champ pétrolifère y a été fermé en raison de l'agitation politique et sociale.

Pour Stephen Innes, analyste chez Spi Asset Management, les cours de l'or noir sont tiraillés "entre les déficits de l'offre mondiale et la baisse de la demande chinoise".

Lundi, la Compagnie nationale de pétrole en Libye (NOC) a annoncé l'arrêt des opérations sur deux sites pétroliers majeurs du pays (le terminal de Zouetina et le champ d'al-Charara) après la fermeture de plusieurs autres installations en lien avec des protestations et des rivalités politiques.

"Au total, la production pétrolière libyenne a chuté de plus d'un demi-million de barils par jour", affirme Ipek Ozkardeskaya, analyste pour la banque Swissquote.

Des risques liés à l'approvisionnement en brut sont donc présents, "même si la croissance des permis de forage de nouveaux puits dans le bassin permien américain, qui est le champ pétrolifère le plus prolifique des États-Unis, pourrait annoncer une future hausse de la production", tempère l'analyste.

En parallèle, "la demande s'est également quelque peu essoufflée ces derniers temps", notamment en Chine, remarque Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank. "Les restrictions liées au coronavirus mises en place par les autorités ont probablement joué leur rôle", souligne-t-il, les 25 millions d'habitants de Shanghai, capitale économique de la Chine, étant confinés depuis le début du mois.

Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy, s'attend "à une baisse des prévisions de croissance en raison de la crise ukrainienne et de la pandémie de coronavirus", pesant ainsi sur la demande. A cela s'ajoute un dollar en pleine forme, et qui devrait le rester, "au grand dam des investisseurs pétroliers".

Le billet vert étant la monnaie de référence du marché pétrolier, sa hausse pèse sur le pouvoir d'achat des investisseurs utilisant d'autres devises.

>> Lire aussi : Le pétrole bat des records, les rendements obligataires explosent... et les marchés boursiers restent de marbre

Sur le même sujet