Les cours du pétrole se stabilisent avec de légers gains

Les préoccupations quant à l'effritement de la demande en or noir laissent place à celles d'une resserrement de l'offre.

La Libre Eco avec Belga
Les cours du pétrole se stabilisent avec de légers gains
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Les prix du pétrole se stabilisaient avec de légers gains jeudi, les préoccupations quant à l'effritement de la demande en or noir laissant place à celles d'une resserrement de l'offre, entre guerre en Ukraine et fermeture de sites pétroliers en Libye.

Vers 09H20 GMT (11H20 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin prenait 0,92 % à 107,78 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, gagnait quant à lui 0,81 % à 103,02 dollars.

"Le marché pétrolier continue d'être caractérisé par une lutte acharnée entre les préoccupations relatives à la demande et celles concernant les ruptures d'approvisionnement", commente Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

"Les fluctuations constantes des prix du pétrole en sont la preuve", poursuit-il, les deux références du pétrole ayant connu une semaine mouvementée."Les craintes concernant la destruction de la demande se sont pleinement manifestées cette semaine", souligne Stephen Brennock, analyste de PVM Energy.

Les cours du pétrole avaient plongé après la révision à la baisse par le Fonds monétaire international (FMI) de son estimation de croissance mondiale pour 2022, liée aux conséquences de la guerre en Ukraine et des sanctions infligées à la Russie.

Mais ils remontaient avec la chute inattendue des réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis qui ont fondu de 8,02 millions de barils durant la semaine achevée le 15 avril, ou encore au gré des nouvelles de perturbations de la production venant de Libye.

La Compagnie nationale de pétrole du pays (NOC) a annoncé l'arrêt des opérations dans deux importants terminaux pétroliers et la fermeture de plusieurs champs, entraînant des pertes de plus de 600.000 barils par jour, soit la moitié de la production quotidienne.

"Pendant ce temps, le déclin de la production pétrolière russe se poursuit", rappelle Carsten Fritsch."L'Union européenne aura probablement plus de mal à trouver d'autres fournisseurs, ce qu'elle devra faire pour convenir d'un embargo pétrolier contre la Russie", prévient l'analyste.

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