Entre confinements en Chine et guerre en Ukraine, les prix du pétrole se stabilisent

Les prix du pétrole oscillaient entre le rouge et le vert, plafonnés par les inquiétudes quant à la destruction de la demande chinoise due aux confinements, mais toujours stimulés par la guerre en Ukraine et les potentielles ruptures d'approvisionnement en hydrocarbures russes.

Les ministres européens en charge de l'énergie se réuniront lundi 2 mai en "session extraordinaire".
Les ministres européens en charge de l'énergie se réuniront lundi 2 mai en "session extraordinaire". ©Shutterstock
La Libre Eco avec AFP

Vers 11H10 GMT (13H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin grappillait 0,29 % à 105,63 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois prenait quant à lui 0,46 % à 102,49 dollars.

"Les prix du pétrole restent bridés en raison des inquiétudes liées à la poursuite et à l'intensification des confinements en Chine", commente Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

La Chine est le plus grand importateur de pétrole brut au monde. Quasi-épargnée par le coronavirus depuis deux ans, le pays affronte depuis mars une hausse des cas, inédite depuis 2020 par son ampleur, et qui frappe à des degrés divers de nombreuses provinces. Shanghai, confinée, est la ville la plus touchée pour l'instant, avec des dizaines de nouveaux morts quotidiens. La capitale Pékin a quant à elle déjà confiné environ 150 immeubles.

"Néanmoins, il semble que la disponibilité du brut, des produits [pétroliers] et du gaz naturel russes suscite de réelles inquiétudes pour l'avenir", souligne Tamas Varga, analyste pour PVM Energy. "La guerre économique entre la Russie et ses partenaires commerciaux hostiles bat son plein".

Le groupe russe Gazprom a annoncé mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne, assurant que ces membres de l'Union européenne n'avaient pas effectué de paiement en roubles. De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un "chantage au gaz" et affirmé que ces deux pays membres de l'UE et de l'Otan, très dépendants du gaz russe, étaient désormais approvisionnés "par leurs voisins de l'Union européenne".

Les ministres européens en charge de l'énergie se réuniront lundi 2 mai en "session extraordinaire", a annoncé mercredi soir la ministre française en charge de la Transition écologique, Barbara Pompili.

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