L'Europe doit être "plus forte" et trouver des "alternatives" au gaz russe

"Si la Bulgarie a une alternative, tout le monde en Europe doit pouvoir faire de même. Nous devons être plus forts, nous devons être fermes", estime Kiril Petkov, le Premier ministre bulgare.

Depuis mercredi, la Bulgarie comme la Pologne sont approvisionnées en gaz "par leurs voisins de l'UE", après la suspension des livraisons du géant gazier russe Gazprom.
Depuis mercredi, la Bulgarie comme la Pologne sont approvisionnées en gaz "par leurs voisins de l'UE", après la suspension des livraisons du géant gazier russe Gazprom. ©BELGA
La Libre Eco avec AFP

L'Europe doit être "plus forte" et trouver des "alternatives" pour ne plus utiliser le gaz russe, a déclaré jeudi depuis l'Ukraine le Premier ministre bulgare, dont le pays s'est vu mercredi privé de livraisons de gaz par Moscou.

"Il y a quelques mois, nous n'aurions jamais prévu d'être sans gaz russe, mais maintenant, nous avons des alternatives", a déclaré Kiril Petkov, depuis Irpin, banlieue de Kiev dévastée par l'occupation russe en mars. "Si la Bulgarie a une alternative, tout le monde en Europe doit pouvoir faire de même. Nous devons être plus forts, nous devons être fermes", a-t-il ajouté.

Depuis mercredi, la Bulgarie comme la Pologne sont approvisionnées en gaz "par leurs voisins de l'UE", après la suspension des livraisons du géant gazier russe Gazprom, selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui a dénoncé un "chantage" de Moscou. Les ministres européens chargés de l'énergie se réuniront le 2 mai en "session extraordinaire" pour discuter de cette situation, a annoncé la présidence française de l'Union européenne.

Gazprom a annoncé mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne, affirmant que ces deux pays membres de l'Otan et de l'Union européenne n'avaient pas effectué de paiement en roubles, comme l'exige Vladimir Poutine depuis mars. Les entreprises européennes acceptant de payer le gaz russe en roubles violeraient les sanctions de l'UE et s'exposeraient à un risque juridique "élevé", avait averti Mme von der Leyen.

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