Vers une hausse de la TVA de 21 à 22 % en Belgique ? "À l'heure où l'inflation dépasse les 8 %, la proposition est cynique"

Comeos a réagi très négativement à la proposition du Conseil supérieur des Finances.

"Demandez à 100 Belges si les prix dans les magasins devraient encore augmenter... je pense que nous connaissons la réponse", glissait ironiquement le CEO de Comeos Domonique Michel.
"Demandez à 100 Belges si les prix dans les magasins devraient encore augmenter... je pense que nous connaissons la réponse", glissait ironiquement le CEO de Comeos Domonique Michel. ©BELGA
La Libre Eco

La TVA en Belgique va-t-elle être revue à la hausse ? "Le Conseil supérieur des Finances, l'organe consultatif du gouvernement belge en matière de finances publiques, a proposé de relever la TVA de 21 % à 22 %", indique Comeos, qui représente le commerce et les services en Belgique.

L'organisme se démontre très critique vis-à-vis de cette proposition. "À l'heure où l'inflation dépasse les 8 %, il est cynique de proposer une augmentation de la TVA à 22 % et 7%. Les citoyens et les entreprises sont déjà confrontés à de fortes hausses de prix provoquées par le conflit en Ukraine et des problèmes d'approvisionnement au niveau mondial. Demandez à 100 Belges si les prix dans les magasins devraient encore augmenter... Je pense que nous connaissons la réponse", glissait ironiquement le CEO de Comeos Domonique Michel.

Un nouveau coup dur face aux pays voisins

Qui plus est, une telle modification représenterait un handicap clair pour les entreprises belges, le patron de Comeos citant la TVA à 19 % en Allemagne. Avec 3 % de TVA en plus en Belgique, "où les consommateurs belges feront-ils dès lors leurs achats ?", s'interroge-t-il.

Cette proposition du Conseil a pour objectif de réduire la pression fiscale, mais l'efficacité de la mesure reste à voir, continue le communiqué. "Ce n'est pas un hasard si le débat dans notre pays porte à nouveau très concrètement sur le type de taxe à augmenter. La question de savoir quelle taxe diminuera ensuite est nettement moins claire, et en cette période où les déficits budgétaires sont vertigineux, un tax shift risque rapidement de se transformer en tax lift", conclut-il.

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