En recul de 3 %, le prix du gaz continue à baisser en Europe

La Commission européenne envisage de nouvelles directives quant aux moyens de paiement des fournisseurs, qui rencontreraient les exigences russes sans contrevenir aux sanctions.

La Libre Eco avec Belga
La Commission planche notamment sur l'instauration d'un prix maximum en cas d'arrêt des livraisons russes afin de protéger les consommateurs.
La Commission planche notamment sur l'instauration d'un prix maximum en cas d'arrêt des livraisons russes afin de protéger les consommateurs. ©Shutterstock

Le prix du gaz russe a une nouvelle fois baissé lundi, grâce au plan européen permettant aux fournisseurs d'énergie de s'approvisionner sans pour autant contrevenir aux sanctions à l'égard de Moscou. Le cours à la bourse d'Amsterdam, déterminant pour fixer les prix sur le continent, a reculé de 3 %, à 94 euros le Mwh. Il avait déjà baissé de 9 % vendredi et se rapproche désormais du niveau équivalent d'avant l'invasion de l'Ukraine.

La Commission européenne envisage de nouvelles directives quant aux moyens de paiement des fournisseurs, qui rencontreraient les exigences russes sans contrevenir aux sanctions.

Gazprom a récemment clarifié la situation. Les achats en euros ou en dollars auprès de la banque de l'entreprise sont automatiquement changés en roubles, sans impliquer la Banque centrale russe qui est soumise aux sanctions.

La Commission planche également sur l'instauration d'un prix maximum en cas d'arrêt des livraisons russes afin de protéger les consommateurs.

Le flux de gaz russe transitant par l'Ukraine continue de diminuer

Les niveaux de gaz russe transitant par l'Ukraine ont de nouveau baissé lundi, suscitant une fois de plus des inquiétudes en Occident quant à l'approvisionnement en carburant. Selon la compagnie énergétique russe Gazprom, seuls 46,8 millions de mètres cubes de gaz devaient être pompés lundi à travers le réseau de gazoducs ukrainien vers l'Europe, là où le maximum contractuel possible est de 109 millions de mètres cubes par jour.

Le gaz ne peut être acheminé que par le point Sudja, sur le territoire russe, a expliqué le porte-parole de Gazprom, Sergei Kupriyanov, cité par l'agence de presse russe Interfax.

Le transit du gaz russe par l'Ukraine a considérablement diminué la semaine dernière, ce dernier pays ayant fermé un gazoduc qui traverse la région très contestée de Louhansk.

En outre, la Russie a imposé des sanctions aux anciennes filiales de Gazprom à l'étranger, ce qui a entraîné une chute encore plus importante du transit. La question est de savoir si et dans quelle mesure cette baisse drastique est la conséquence des sanctions internationales contre la Russie.