L'Inde, pourtant premier producteur au monde, impose des restrictions sur les exportations de sucre

Après le blé, c'est désormais sur le sucre que l'Inde impose des restrictions au niveau des exportations.

La Libre Eco avec Belga
L'Inde, pourtant premier producteur au monde, impose des restrictions sur les exportations de sucre
©Shuttersto

L'Inde va imposer des restrictions sur l'exportation de sucre afin de protéger ses réserves par précaution et réduire l'inflation, peu après avoir décidé d'interdire les exportations de blé, mesure ayant encore accentué la flambée des cours dans un contexte de crise agricole mondiale. Le premier producteur mondial de sucre et deuxième exportateur après le Brésil va plafonner les exportations de sucre à 10 millions de tonnes pour la campagne de commercialisation qui s'étend d'octobre à septembre, selon un communiqué du ministère de l'Alimentation mardi soir. Cette décision, qui entrera en vigueur le 1er juin, a été prise "en vue de maintenir la disponibilité intérieure et la stabilité des prix pendant la saison sucrière", a-t-il précisé.

Les exportations de sucre devraient atteindre un niveau record au cours de cette campagne de commercialisation, avec des contrats signés pour environ neuf millions de tonnes, dont 7,8 millions de tonnes déjà expédiées, a-t-il ajouté.

A la mi-mai, invoquant l'inflation et sa sécurité alimentaire, l'Inde a déjà interdit les exportations de blé sans approbation préalable du gouvernement. L'interdiction soudaine d'exporter la céréale a également bloqué des centaines de milliers de tonnes de blé dans un grand port de l'ouest de l'Inde.

Le mois de mars a été le plus chaud jamais enregistré dans le pays où les récoltes ont souffert de la sécheresse et les rendements ont été affectés.

Bien que l'Inde ne soit qu'un acteur marginal sur le marché mondial du blé, sa décision a provoqué une nouvelle flambée des cours des denrées agricoles sur les marchés mondiaux, déjà très élevés, depuis l'invasion russe en février de l'Ukraine, une puissance agricole qui représentait 12% des exportations mondiales de blé.