Les prix du pétrole repartent à la hausse après avoir piqué du nez

Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 1,12 % à 100,60 dollars.

La Libre Eco avec AFP
Les prix du pétrole repartent à la hausse après avoir piqué du nez
©Shutterstock

Les prix du pétrole repartaient à la hausse mercredi, après avoir piqué du nez de plus de 7 % la veille, dans un marché qui reste déséquilibré, en mal de pétrole malgré les menaces qui pèsent sur la demande.

Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 1,12 % à 100,60 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, gagnait quant à lui 1,21 % à 97,00 dollars.

"Le pétrole se négocie à la hausse, après une séance volatile hier qui a vu les prix chuter de 7 %", commente Victoria Scholar, analyste pour Interactive Investor.

Le Brent, référence de l'or noir en Europe, a clôturé mardi sous les 100 dollars le baril, une première depuis le mois d'avril.

"Les craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale, de nouveaux blocages en Chine et d'un dollar américain fort" ont contribué aux baisses des prix cette semaine, assure Victoria Scholar.

En effet, la montée du dollar décourage les acheteurs de pétrole, car un billet vert fort réduit le pouvoir d'achat des investisseurs utilisant d'autres devises. L'assombrissement des perspectives de l'économie mondiale fait consensus parmi les analystes.

Optimisme

Cependant, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) affiche "un visage optimiste face aux défis économiques", note Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy.

L'alliance a estimé dans son rapport mensuel de juillet, publié mardi, que la croissance de la demande de pétrole va se poursuivre en 2023, mais à un rythme un peu moins soutenu."L'Opep ne semble pas perturbée par les risques de ralentissement de l'économie mondiale", affirme M. Brennock, qui note par ailleurs que l'offre de l'alliance est restée "largement insuffisante" pour le mois de juin.

La production de brut du cartel a crû en juin de 234.000 barils par jour par rapport à mai, pour atteindre quelque 28,72 millions de barils par jour, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport.

Un résultat encore loin de l'objectif que le groupe s'est fixé, soulignant "l'incapacité de l'Opep à augmenter sa production", poursuit l'analyste. Pour Stephen Brennock, l'insuffisance de l'offre de brut devrait persister dans les mois à venir. "Un retour à un marché équilibré n'est pas pour demain", affirme-t-il.

L'attention se porte désormais sur les "données clés" de l'inflation américaine, souligne Victoria Scholar, "qui auront un impact sur la valeur du dollar et par conséquent sur le prix du pétrole".