"Les marchés pétroliers pourraient bientôt se retrouver face à un autre mur d'inquiétude majeur : le ralentissement de l'économie chinoise"

Le pétrole hésite face à la reprise du Covid-19 en Chine.

La Libre Eco avec AFP
"Les marchés pétroliers pourraient bientôt se retrouver face à un autre mur d'inquiétude majeur : le ralentissement de l'économie chinoise"
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Les prix du pétrole étaient en légère baisse mardi après leur fort rebond de la veille, tiraillés entre craintes de récession, baisse de la demande en Chine, et offre toujours contrainte.

Vers 09H05 GMT (11H05 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 0,70% à 105,53 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, baissait quant à lui de 0,53% à 102,06 dollars.

Les cours du brut montraient quelques signes de faiblesse mardi, "en raison des signes de gonflement des stocks de pétrole américains", commente Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy.

De plus, "la forte inflation et les hausses de taux d'intérêt ont augmenté la probabilité d'une récession mondiale", pesant sur les prix de l'or noir en menaçant la demande, poursuit-il.

"Mais les marchés pétroliers pourraient bientôt se retrouver face à un autre mur d'inquiétude majeur : le ralentissement de l'économie chinoise", affirme l'analyste.

La Chine a enregistré samedi son plus grand nombre de cas de Covid-19 depuis mai, des millions de personnes à travers le pays passant le weekend en confinement en application de la stricte politique "zéro Covid".

À Macao, les autorités ont prolongé de cinq jours les restrictions sanitaires.

Les confinements à répétition ont pesé sur l'économie du pays. La Chine a vu sa croissance économique s'effondrer au deuxième trimestre, à +0,4% seulement, selon des chiffres officiels publiés vendredi.

"Les récents déboires du Covid et l'accalmie de l'activité économique en Chine ont freiné la demande de pétrole", souligne Stephen Brennock.

Le brut se remettait également d'une séance agitée la veille, les tensions sur l'offre revenant sur le devant de la scène suite au voyage du président américain Joe Biden en Arabie Saoudite, le pays ayant indiqué qu'il n'augmenterait pas unilatéralement sa production.

"L'affaiblissement du dollar a apporté un soutien supplémentaire aux prix", rendant le brut plus attractif pour les investisseurs qui utilisent d'autres devises, relève M. Brennock.