Le baril de pétrole chute et retombe sous les 100 dollars avant la réunion de l'Opep+

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés (Opep+) en a théoriquement terminé avec ses réductions de production liées à la pandémie.

La Libre Eco avec AFP
Le baril de pétrole chute et retombe sous les 100 dollars avant la réunion de l'Opep+
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Les prix du pétrole étaient en baisse ce lundi, quelques jours avant la réunion de l'alliance Opep+, minés par des données défavorables en Chine, pendant que le bras de fer entre craintes quant à l'offre et inquiétudes sur la demande se poursuit.

En début d'après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, perdait 5 % et retombait sous les 100 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en septembre baissait quant à lui de 5,02 %, à 93,64 dollars.

"Les prix du pétrole sont en baisse en ce début de semaine, les investisseurs se concentrant sur la prochaine réunion de l'Opep+ mercredi", commente Craig Erlam, analyste d'Oanda.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés (Opep+) en a théoriquement terminé avec ses réductions de production liées à la pandémie. Mais en pratique, l'alliance peinant à atteindre ses quotas, son volume total de production réel est encore loin de ses niveaux pré-pandémie.

"L'attention se portera désormais sur la manière dont l'Opep+ prévoit d'atteindre ces objectifs et sur l'annonce éventuelle de nouvelles augmentations", poursuit Craig Erlam.

Autre pression sur les prix du pétrole: l'activité manufacturière en Chine s'est tassée en juillet, dans un contexte de faible demande.

Des chiffres décevants "qui montrent vraiment les répercussions continues des mesures de confinement sur l'économie du pays", pour Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

L'un des plus grands consommateurs

La Chine reste l'un des plus gros consommateurs de pétrole et d'autres matières premières, rappelle-t-il.

Une flambée épidémique a frappé durant plusieurs mois de nombreuses régions de Chine, notamment la métropole de Shanghai, confinée durant deux mois au printemps, ce qui a paralysé de nombreuses usines et entreprises.

Pour Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, "le bras de fer actuel entre les craintes de récession et les problèmes d'approvisionnement", qui dure depuis des mois, se poursuit, les craintes quant à ce que l'offre soit insuffisante restent toujours présentes en toile de fond.

En face, "l'inflation élevée et les hausses de taux (des banques centrales) qui en ont résulté ont accru le risque de contraction économique", risquant d'affecter la demande en pétrole.