Le pétrole fait du surplace

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre grappillait 0,54 % à 97,30 dollars.

La Libre Eco avec AFP
Le pétrole fait du surplace
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Les prix du pétrole faisaient du surplace jeudi, après l'annonce des pays de l'Opep+ d'une augmentation dérisoire de son volume total de production pour septembre et leur chute de la veille après la hausse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre grappillait 0,54 % à 97,30 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en septembre prenait quant à lui 0,92 %, à 91,49 dollars.

Mercredi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+) ont annoncé une augmentation de leur volume total de production d'à peine 100.000 barils par jour pour septembre, "ce qui ne fait rien pour le marché, mais constitue une sorte de concession aux appels lancés à l'Arabie Saoudite pour qu'elle en fasse plus", lance Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

"Il est évident que cette augmentation, largement symbolique, ne permettra pas d'amortir de manière significative un éventuel choc de l'offre, mais l'équilibre pétrolier ne se resserrera pas non plus", résume Tamas Varga, de PVM Energy.

Objectifs non remplis

L'analyste rappelle que le cartel échouant régulièrement à remplir ses objectifs, "le groupe de producteurs pourrait tout simplement ne pas être en mesure d'augmenter considérablement sa production".

Ainsi, l'annonce d'une augmentation "inattendue et irréalisable aurait pu nuire à la crédibilité du groupe", argue-t-il. Les prix ont immédiatement rebondi à l'annonce de la décision, avant de plonger face aux données hebdomadaires sur les réserves commerciales de brut aux Etats-Unis.

"Les prix du pétrole sont un peu plus bas aujourd'hui après avoir chuté la veille en raison d'une augmentation surprise des stocks" américains, commente Craig Erlam, analyste chez Oanda. L'augmentation des stocks de 4,5 millions de barils "a pris le marché au dépourvu, alors que les prévisions tablaient sur une légère baisse", explique l'analyste.

Le WTI a même touché jeudi, à 90,15 dollars le baril, un plus bas depuis le 25 février dernier, le lendemain du début de l'invasion russe de l'Ukraine, effaçant ainsi quasiment tous ses gains depuis le début de la guerre.