Les prix du pétrole perdent du terrain, plombés par l'accord sur le nucléaire iranien

Vers 09H35 GMT (11H35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre perdait 0,86 % à 95,48 dollars.

La Libre Eco avec AFP
Les prix du pétrole perdent du terrain, plombés par l'accord sur le nucléaire iranien
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Les prix du pétrole perdaient du terrain mercredi, plombés par un potentiel retour du brut iranien sur le marché avec la négociation de l'accord sur le nucléaire, mais également par les craintes de récession qui menacent la demande.

Vers 09H35 GMT (11H35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre perdait 0,86 % à 95,48 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en septembre baissait quant à lui de 0,85 %, à 89,73 dollars. Les cours du brut flanchaient légèrement en raison "des signaux positifs provenant des négociations sur le nucléaire iranien", selon Craig Erlam, analyste chez Oanda.

L'Union européenne attend de Téhéran et de Washington une "décision rapide" sur le compromis final élaboré à Vienne pour sauver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, moribond depuis le retrait des Etats-Unis, a déclaré mardi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Même si "les choses semblent plus prometteuses que depuis de nombreux mois", M. Erlam rappelle toutefois que les négociations ont déjà échoué alors qu'un accord semblait proche. En parallèle, selon Stephen Brennock de PVM Energy, "la crainte d'une destruction de la demande due à la récession est le principal moteur des prix".

"Une autre surprise"

"Les données sur les stocks ont peut-être donné un nouveau petit coup au brut", souligne Craig Erlam, la fédération de professionnels du secteur, l'American Petroleum Institute (API) ayant estimé mardi soir que les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont augmenté de 2,156 millions de barils. Le marché attend désormais la publication de l'état des stocks américains de pétrole par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), réputée plus fiable que celle de l'API.

"Nous pourrions donc avoir une autre surprise à la hausse qui pourrait peser davantage sur le prix" comme la semaine précédente, note Craig Erlam.

Les analystes tablent toutefois sur une baisse de 1 million de barils des réserves commerciales de brut et de 1,1 million de barils pour l'essence, selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.

Mais M. Brennock note que des facteurs poussant les prix à la hausse demeurent bien présents.

Mardi, les livraisons de pétrole russe à trois pays européens via l'Ukraine ont été interrompues après le refus d'une transaction bancaire liée aux sanctions visant Moscou.

Si "la prime de risque géopolitique attribuée à l'invasion de l'Ukraine par la Russie" semble avoir été annulée, "un rappel brutal a été fait (...) que la crise, qui en est à son sixième mois, ne s'est pas calmée et qu'elle rend l'équilibre pétrolier mondial fragile", affirme l'analyste.