Vers la fin de la cacophonie dans les contrats d’énergie ?

Selon Test-Achats, il est devenu quasiment impossible de comparer et de changer de fournisseur de gaz et d'électricité, vu les manières différentes de calculer les tarifs. La situation devrait toutefois se clarifier dès le mois prochain.

Vers la fin de la cacophonie dans les contrats d’énergie ?
©BELGA

Il y a de quoi s’arracher les cheveux. Face à l’explosion des prix du gaz et de l’électricité, de nombreux citoyens tentent de chercher la formule la moins onéreuse pour leurs futurs contrats d’énergie. Mais entre les propositions des fournisseurs et la réalité, les prix passent parfois du simple au double, comme en témoigne l’un de nos lecteurs.

Optant pour un contrat avec Octa + le 15 septembre dernier, ce dernier a vu sa proposition d'acompte passer de 450 à 910 euros pour une consommation mentionnée identique. "Il est clair que leur offre de départ ne sert qu'à appâter le consommateur, ce qui correspond à une arnaque pure et simple", peste ce lecteur. Et il n'est pas le seul à être dans cette situation. Ces deux dernières semaines, Test-Achats a reçu plus de 1000 questions de consommateurs sur cette même problématique. "C'est devenu quasiment impossible à l'heure actuelle de comparer et de changer de fournisseur", explique l'organisation de défense des consommateurs. Les fournisseurs utilisent une multitude de paramètres et de moments d'indexation différents. Autre problème souligné par Test-Achats : les méthodes de calcul pour projeter l'évolution des prix des contrats ne sont pas uniformisées. "Non seulement les régulateurs de l'énergie ne sont pas sur la même longueur d'onde, mais certains fournisseurs, comme TotalEnergies ou Bolt, ont adopté leur propre méthodologie. L'ambiguïté l'emporte sur toute logique et transparence".

Bref, pas de quoi rassurer des ménages déjà sous le choc de cette inflation soudaine. La semaine dernière, Test-Achats demandait "en urgence" de mettre fin à cette cacophonie chez les différents fournisseurs.

Le message a été entendu. Ce mercredi, les trois régulateurs régionaux et la Creg (fédéral) ont ainsi annoncé qu’ils utiliseront,dès novembre, une méthode “uniforme pour calculer le coût annuel estimé des contrats d’électricité et de gaz naturel à prix variables”.

La nouvelle méthode, appliquée par la VREG, le régulateur flamand depuis mai 2022, prend en compte les prix de l'énergie prévus pour les 12 prochains mois, sur la base des cotations disponibles sur les bourses de l'énergie pour des livraisons futures. Cette méthode de calcul proposerait "le classement le plus fiable possible des offres des fournisseurs dans l'intérêt du consommateur".