Zone euro : le recul du secteur manufacturier s'intensifie

L'indice PMI recule, d'autant plus pour celui de l'industrie manufacturière qui glisse à 43,8.

Le recul de l'industrie manufacturière est particulièrement marqué.
Le recul de l'industrie manufacturière est particulièrement marqué. ©EdA - Florent Marot

Le recul de l'industrie manufacturière en zone euro s'est accéléré en octobre plus fortement qu'estimé précédemment, notamment en Allemagne et en France, selon une révision mercredi de l'indice PMI Flash, illustrant la récession du secteur sur fond de flambée des prix et d'effondrement des commandes.

L'indice PMI est à son plus bas depuis 29 mois

L'indice PMI pour l'industrie manufacturière calculé sur la base de sondages d'entreprises, qui fournit des indications avancées sur l'état actuel du secteur privé, est finalement tombé à 46,4 en octobre, au plus bas depuis 29 mois, contre une première estimation de 46,6 dévoilée le 24 octobre, et après s'être établi à 48,4 en septembre. Un chiffre inférieur à 50 signale une contraction de l'activité, tandis qu'un indice supérieur à ce seuil marque une progression. Cet indicateur est publié par S&P Global.

La révision a été forte pour l'Allemagne, avec un PMI ramené à 45,1 (contre une estimation de 45,7 précédemment), et pour la France, avec un PMI abaissé à 47,2 (contre 47,4). C'est en Espagne que le recul de l'activité s'est le plus accentué (44,7, aucune révision).

La chute est d'autant plus marqué pour la production manufacturière

La production et les nouvelles commandes enregistrées par les entreprises manufacturières "ont reculé à des rythmes rarement surpassés depuis 25 ans", si l'on excepte la pandémie, amenant les industriels à sabrer leurs achats de matières premières et de composants, a noté Joe Hayes, analyste de S&P.

Concernant la seule production manufacturière, l'indice PMI pour octobre pour la zone euro a été révisé à 43,8, contre une première estimation de 44,2 , chutant fortement après avoir glissé à 46,3 en septembre.

"Facteur potentiel d'aggravation au cours des prochains mois, les pressions inflationnistes sont restées très élevées en octobre, malgré l'allègement des tensions sur les chaînes d'approvisionnement", a souligné M. Hayes, selon qui la conjoncture reste suspendue à "l'évolution des marchés de l'énergie pendant l'hiver".