Qui sont les membres du G20 et comment ont-ils été choisis ?

Une chronique de Bruno Wattenbergh, éditorialiste économique pour LN24.

L-R: German Chancellor Olaf Scholz, European Commission President Ursula Von Der Leyen, Netherlands' Prime Minister Mark Rutte, and French President Emmanuel Macron attend a meeting between African Union and European Union leaders on the sidelines of the G20 Summit in Nusa Dua on the Indonesian resort island of Bali on November 15, 2022. (Photo by Ludovic MARIN / POOL / AFP)
"Aujourd’hui, les membres du G20 représentent ensemble 75 % du commerce mondial." ©AFP or licensors

Une nouvelle rencontre du G20 a officiellement débuté cette semaine. Dans ce groupe, on retrouve les 19 pays aux économies les plus développées auxquels s’ajoute l’Union européenne. On y retrouve l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, la France, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie et la Turquie.

Le terme "G20" n’est pas à prendre au pied de la lettre. "Il ne vise pas à refléter exactement une hiérarchie économique mondiale. Sa composition résulte d’un arbitrage entre poids économique et représentation géographique. L’objectif est de réunir les pays dont la contribution à l’économie mondiale et à la stabilité financière peut être qualifiée de 'systémique', c’est-à-dire qu’une fragilisation de leur économie aurait des répercussions sur l’économie de nombreux autres pays", détaille Bruno Wattenbergh. "Aujourd’hui, les membres du G20 représentent ensemble 75 % du commerce mondial, près des deux tiers de la population mondiale et plus de 80 % du produit mondial brut."

Au sujet des discussions, on retrouve des grandes thématiques comme la sécurité alimentaire mondiale, la transition énergétique durable, l’architecture mondiale de la santé et la transformation numérique. Mais le G20, c’est aussi de nombreuses réunions informelles entre chefs d’États, qui sont tout aussi importantes que les sessions officielles.

"Mais force est de constater que la guerre en Ukraine a fait rentrer le G20 dans une ère glaciaire. Les fractures sont nombreuses et soit les travaux ralentissent, soit les négociations capotent", ajoute-t-il.