Le pétrole en hausse, dopé par le risque géopolitique après la chute d'un missile d'origine inconnue en Pologne

Les prix du pétrole restent toutefois limités par les inquiétudes persistantes concernant l'économie mondiale.

<p>Puits de pétrole à Bakou le 19 mars 2019</p>

Les prix du pétrole étaient en légère hausse mercredi, dopés par le risque géopolitique après la chute d'un missile d'origine encore inconnue en Pologne mardi mais restent toutefois limités par les inquiétudes persistantes concernant l'économie mondiale.

Vers 10H35 GMT (11H35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier prenait 0,60% à 94,42 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en décembre gagnait 0,21% à 87,10 dollars.

"La hausse du risque géopolitique pousse les prix du pétrole", commente Stephen Innes, analyste chez SPI.

Les deux références mondiales du brut, qui avaient débuté la semaine en baisse, ont fait volte-face mardi, après qu'un missile d'origine inconnue a tué deux personnes dans le village polonais de Przewodow, près de la frontière avec l'Ukraine, lourdement bombardée par l'armée russe.

Réunis à Bali, en Indonésie, pour un sommet du G20 où le président russe Vladimir Poutine est absent, le président français et le Premier ministre britannique ont immédiatement fait part de leur soutien à Varsovie.

Les Occidentaux demeurent toutefois prudents sur l'origine du missile, limitant ainsi l'inquiétude géopolitique, le président américain Joe Biden jugeant "improbable" qu'il ait été tiré depuis la Russie.

Les prix du pétrole sont également soutenus "par des rapports faisant état d'un arrêt temporaire de l'oléoduc Druzhba", qui transporte du pétrole russe vers la Hongrie, "en raison d'une baisse de pression", explique Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy.

"Toutefois, les inquiétudes persistantes concernant l'économie mondiale empêchent les prix d'augmenter sensiblement", modèrent les analystes d'Energi Danmark.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) comme l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont en effet diminué cette semaine leurs prévisions de croissance de la demande pour 2023, invoquant l'incertitude économique mondiale.

Le ralentissement de la demande est le plus prononcé en Chine, grand pays consommateur de brut, note Stephen Brennock.

La consommation de pétrole dans le pays "est entravée par sa foi inébranlable dans une politique de tolérance zéro à l'égard du Covid-19 et par une faiblesse économique persistante", affirme-t-il.