Budget fédéral : le taux d'endettement diminue par rapport à 2020

La Cour des comptes a analysé le budget fédéral belge et rend ses observations

La Cour des Comptes (Alexis Haulot)
©Alexis Haulot

Le niveau de la dette publique belge ( "dette Maastricht") s'élevait au 31 décembre 2021 à 548,488 milliards, soit 33,320 millions d'euros de plus qu'au 31 décembre 2020. Si la dette augmente en chiffre absolu, le taux d'endettement est en baisse. Il s'élevait en 2021 à 109,2 % du PIB, ce qui représente une diminution par rapport à 2020 (112,0 % du PIB), mais il était toujours plus élevé qu'au cours de la période 2017-2019 (lorsqu'il s'élevait à 102 %, 99,9 % et 97,6 % du PIB), relève la Cour des comptes dans la partie III de son 179e cahier publié mercredi. Celui-ci porte sur la politique budgétaire de l'année 2021.

La Belgique échappe de justesse à une procédure de déficit excessif

Selon la Cour des comptes, si le taux d'endettement était en baisse, seule l'activation en mars 2020 par la Commission européenne de la clause dérogatoire générale prévue par le pacte de stabilité en raison de la crise du Covid19 a permis à la Belgique d'échapper à une procédure de déficit excessif. Une réévaluation est toutefois prévue au cours de ce second semestre de 2022, avertit la Cour des comptes.

Par ailleurs, le solde de financement de l'ensemble des pouvoirs publics (État fédéral, sécurité sociale, communautés, régions et pouvoirs locaux) s'élevait en 2021 à -5,6 % du PIB (27,931 milliards d'euros), contre -9 % en 2020. Il était toutefois plus élevé en 2021 par rapport à la période 2017-2019 (respectivement -0,7 %, -0,9 % et -1,9 % du PIB).

Le solde structurel de la Belgique pour 2021 s'élevait, lui, à -4,5 % du PIB. Il s'agissait d'une amélioration de 1 % du PIB par rapport à 2020, mais d'une détérioration par rapport à 2019 (-2,7 %). En 2017 et 2018, le solde structurel s'élevait à -1,2 % et -1,6 % du PIB.

Les recettes fiscales et non fiscales ont atteint le niveau pré-Covid

En 2021, l'État fédéral a perçu au total 128,6 milliards d'euros de recettes, lesquelles se composent de quelque 124,1 milliards d'euros de recettes fiscales (impôts locaux compris) et de plus de 4,4 milliards d'euros de recettes non fiscales. Les recettes fiscales et non fiscales se sont ainsi redressées au niveau d'avant la crise sanitaire.

Les dépenses se sont élevées à 79,2 milliards d'euros, dont 71,9 milliards d'euros de dépenses primaires et 7,3 milliards d'euros de charges d'intérêt de la dette publique. Comme les années précédentes, les transferts à la sécurité sociale, aux régions et aux communautés, à l'Union européenne et aux pouvoirs locaux représentaient plus de la moitié des dépenses totales en 2021.