La Belgique tancée par la Commission européenne pour son déficit 2023 : austérité ou mauvaise gestion ?

C'est la chronique de Bruno Wattenbergh.

La Libre Eco

L’Union européenne a sévèrement critiqué le budget 2023 de la Belgique. Même son de cloche du côté de l'OCDE, l’organisations des pays les plus développés. La principale critique : la Belgique aide tout le monde - trop de monde - à faire face aux hausses de l’énergie. "On vit au-dessus de nos moyens", résume le chroniqueur économique Bruno Wattenbergh. Pesant près de 7 milliards d'euros (1,2 % de notre PIB), ces mesures que notre pays met en place ne sont pas assez ciblées et creusent le déficit budgétaire - et donc aussi la dette.

La situation budgétaire belge est "dangereuse", alerte l’Europe, qui réfute vouloir "une politique d’austérité brutale"

Ces institutions internationales ne comprennent pas pourquoi nos aides ne sont pas plus ciblées sur celles et ceux qui en ont le plus besoin. C’est exactement le même constat sur l’indexation des salaires qui touchent tous les revenus indistinctement, alors que l’on sait que sur les plus gros revenus, cela augmente l’épargne. Idem également sur les salaires des hauts fonctionnaires.

L’Union européenne a sévèrement critiqué le budget 2023 de la Belgique.
L’Union européenne a sévèrement critiqué le budget 2023 de la Belgique. ©D.R.

Tous les 6 mois, la Commission européenne évalue les épures budgétaires des États-membres. Notre épure 2023 fait grimper notre déficit à 5,8 % du Produit Intérieur Brut, soit le trou budgétaire le plus élevé de tous les États membres. Selon le chroniqueur Bruno Wattenbergh, le déficit 2023 de la Belgique nous écarterait significativement de la politique économique européenne.

On évalue que la dette publique sera de 106,2 % du PIB en 2022, à 107 % en 2023 et à 108,5 % en 2024. Or, si le déficit se creuse, la dette se creuse aussi. "On doit probablement apprendre à faire mieux avec moins."