C'est lors des négociations du nouveau budget pluriannuel de l'UE (2021-2027) en juillet dernier que les chefs d'État et de gouvernement avaient prévu, hors budget, une "réserve d'ajustement au Brexit" (RAB). Les 5 milliards d'euros convenus en prix constants (2018) équivalent à 5,4 milliards en prix courants. La Belgique, du fait de sa forte exposition à l'économie britannique, avait vivement plaidé en faveur de ce rab budgétaire.

Six mois plus tard, les États membres sont sur le point de s'accorder sur la répartition de cette réserve, dont la majeure partie - 4,245 milliards d'euros - sera déjà versée dans le courant de cette année. Une deuxième tranche de la réserve (plus de 1,1 milliard d'euros à répartir parmi les Vingt-sept) serait versée en 2024.

La clé de répartition de la première tranche tient compte des flux commerciaux avec le Royaume-Uni et de leur part relative dans les économies nationales. Une correction est prévue pour les États les plus pauvres, ainsi qu'un double plafond: un État ne pourra capter à lui seul plus de 25% de la réserve, ni plus de 190 euros par habitant.

La Belgique devrait ainsi recevoir quelque 325 millions d'euros, a appris Belga à bonne source. De ce montant, 60 millions seraient destinés au seul secteur de la pêche.

Ce mercredi, les ambassadeurs des Vingt-sept se réunissent à nouveau au sujet de cette première tranche. Sa répartition a toutefois déjà été confirmée par la commissaire européenne à la Cohésion, la Portugaise Elisa Ferreira, qui a diffusé le tableau budgétaire dans un tweet.

Il en ressort que les cinq pays les plus soutenus par la première tranche de la réserve seront l'Irlande (1,05 milliard d'euros), les Pays-Bas (757,4 millions), l'Allemagne (455,4), la France (420,8), l'Allemagne (455,4) et la Belgique (324,1).