En l'absence d'un plan de déploiement de chargeurs, le choix du gouvernement pourrait se révéler "une erreur", selon la coupole regroupant la Febiac, Traxio et Renta. Le comité ministériel restreint a dégagé dans la nuit de lundi à mardi un accord sur le principe du verdissement du parc des voitures de société. A partir de 2026, seuls des véhicules de société électriques pourront bénéficier d'un avantage fiscal. Une réduction d'impôt pour les investissements dans les infrastructures de recharge à domicile ou dans les lieux publics est également prévue. Les installations de bornes de rechargement à domicile conduiront à une réduction d'impôts entre 2022 et 2024.

Selon Mobia, le gouvernement reconnaît que la voiture reste indispensable à la mobilité des entreprises mais vise également à rendre les alternatives plus accessibles grâce à certains ajustements du budget mobilité. La fédération souligne néanmoins "un flou" quant au traitement social des voitures de société et demande une clarification. Elle trouve également "incompréhensible" la réduction à 50% de la déduction fiscale à partir de 2026 pour les motos qui ne sont pas à émission zéro. "Chaque motocycliste supplémentaire peut permettre de réduire les embouteillages", explique-t-elle.

Infrastructures de recharge

Concernant les incitations fiscales pour les bornes de recharge, la fédération insiste surtout sur la nécessité de garantir l'approvisionnement en énergie ainsi que la distribution et le développement de l'infrastructure de recharge publique. "En tant que secteurs, nous demandons donc un suivi approfondi du nombre, de l'emplacement et de la densité des infrastructures de recharge qui vont de pair avec l'électrification du parc automobile."

Ce suivi présuppose l'existence d'un plan national pour le déploiement de chargeurs (ultra)rapides le long des routes principales et des points chauds, ainsi que des solutions claires pour la recharge en ville et dans les lieux à forte densité de population, poursuit Mobia. En l'absence de ce plan, l'électrification sera "brusque et forcée", et le choix du gouvernement de ne prévoir que des émissions nulles à partir de 2026 "pourrait s'avérer être une erreur", préviennent les secteurs de la mobilité.