L'absence de vent et de soleil et la première vague de froid ont conduit les prix jusqu'à 2.300 euros/MWh. Il n'est toutefois pas question de problème d'approvisionnement. L'absence de vent et la nébulosité ont pénalisé la production d'énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque) tandis que les températures relativement froides ont fait augmenter la consommation électrique. En France, dont le parc nucléaire ne tourne toujours pas à plein régime, de nombreux chauffages sont électriques.

Ce mix de circonstances a poussé les prix de l'électricité sur les marchés à la hausse dimanche et surtout ce lundi. La demande a dépassé de 800 MW la production, obligeant Elia à trouver des capacités supplémentaires pour garantir l'équilibre. Vu la faiblesse de l'offre, les prix ont décollé, jusqu'à 2.300 euros/MWh. Selon Matthias Detremmerie, courtier pour le fournisseur d'énergie Elindus, il s'agit de prix records.

Il n'est toutefois pas question de problèmes d'approvisionnement, assure Elia. Selon le gestionnaire du réseau haute tension, des prix élevés devraient subsister ce mardi sur le marché mais le fait que davantage de vent soit attendu mercredi devrait calmer les hausses de prix.