Depuis 2016, les accises sur la bière rapportaient aux finances publiques environ 200 millions d'euros. Les chiffres de 2020, sont les pires de la décennie. L'absence des festivals de musique, des compétitions sportives en public, la fermeture des restaurants et des cafés en raison de la crise sanitaire expliquent ce résultat.

L'écart s'est marqué dès mars avec 4,5 millions d'accises en moins. En avril, 9,6 millions étaient récolté au lieu de 16,5 millions un an plus tôt. Mai et juin étaient en dessous des résultats. Avec 23,2 millions, juillet a fait mieux que 2019 (21,5 millions). Août et septembre se situaient légèrement au-dessus. Mais la situation s'est à nouveau dégradée à partir de septembre, des semaines avant l'instauration du couvre-feu.

Les accises sur le champagne et les vins mousseux ont aussi reculté ne rapportant que 89,7 millions d'euros en 2020, contre 103,9 en 2019.

Au final, tous les types d'alcool et de spiritueux, y compris les produits intermédiaires, n'ont généré que 779,2 millions au niveau des accises, contre 813,3 millions en 2019. Depuis 2016, ces montants se situaient au-dessus des 800 millions avec des pointes à 830 millions en 2019.