Les nettoyeurs et nettoyeuses en sous-traitance de plusieurs hôpitaux du pays ont mené une action symbolique pour réclamer une prime corona, au même titre que le personnel hospitalier interne. La FGTB et la CSC, qui dénoncent une discrimination entre deux catégories de travailleurs semblables, demandent réparation au ministre de la Santé. A Anderlecht, une trentaine de syndicalistes distribuaient des tracts devant l'hôpital Erasme. "En décembre, le gouvernement a décidé d'octroyer une prime d'encouragement de 985 euros bruts au personnel hospitalier. Tout le personnel, sauf les nettoyeurs en sous-traitance", explique Martens Koenraad, secrétaire fédéral de la FGTB en charge du secteur de nettoyage.

"On a d'abord cru à un oubli", poursuit le représentant syndical, "mais nous dénonçons cette injustice depuis le mois de décembre. Nous avons envoyé plusieurs courriers aux députés et ministres concernés qui sont restés sans réponse", ajoute-t-il.

Selon les chiffres de l'Union Générale Belge du Nettoyage (UGBN), il y aurait environ 1 100 travailleurs concernés.

Les syndicats demandent au gouvernement d'octroyer la même prime au personnel de nettoyage externe que celle accordée au personnel interne des hôpitaux. "Dans certains cas, nettoyeurs externes et internes travaillent au même endroit", ajoutent les syndicats, dénonçant la différence de traitement entre deux catégories de travailleurs semblables. D'après l'UGBN, la rectification reviendrait à quelque 970 000 euros. "Pour les nettoyeurs, cette prime ferait vraiment la différence", concluent les syndicats.