Pour le Carolo, il est impératif que l'indexation de 2,8% soit également accordée aux travailleurs, mais aussi que des augmentations puissent être accordées dans les secteurs bénéficiaires, citant notamment le gardiennage, le nettoyage ou la grande distribution.

Le président du PS demande aussi que le salaire minimum soit relevé, alors que celui-ci est actuellement en dessous de 10 euros de l'heure.

"0,4% (de progression salariale, ndlr) et rien d'autre, c'est non, absolument non et totalement non", a-t-il lancé dimanche midi sur le plateau du journal télévisé de RTL dont il était l'invité.

Interrogé sur les tensions que ce débat a suscitées au sein de la Vivaldi, M. Magnette s'est toutefois voulu rassurant. "Ce n'est pas un énorme problème", a-t-il ainsi dit.

Si aucun accord n'est trouvé pour une marge salariale en faveur des travailleurs, il n'y en aura alors pas non plus pour les patrons ou les dividendes, a-t-il répété dimanche.

En cas d'échec, "on reviendra alors à la liberté de négocier (des hausses salariales, ndlr) dans les entreprises et les secteurs", a-t-il ajouté.

Interrogé sur VTM, son homologue flamand Conner Rousseau s'est lui aussi voulu rassurant sur l'issue du bras de fer.

"J'entends des signaux positifs selon lesquels nous allons en sortir. J'espère qu'on ne devra pas en arriver à bloquer les dividendes. J'espère qu'on pourra attribuer des dividendes, et pas seulement aux actionnaires".

Sur le plateau de RTL dimanche midi, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a lui aussi estimé que "le gouvernement (Vivaldi) n'est pas (mis) en danger" par les tensions entre ses ailes gauche et droite sur cette question de marge salariale.

"Le débat démocratique, c'est la confrontation des idées...", a-t-il rappelé.