Le géant de la chimie-pharmacie Bayer a annoncé un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique allemand CureVac pour soutenir ce dernier dans le développement d'un vaccin contre le Covid-19, actuellement en dernière phase d'essai clinique. Les deux entreprises "concluent un accord de collaboration et de services (...) pour soutenir CureVac dans de nombreux domaines" dont la production et la commercialisation d'un vaccin à ARN messager "pour faciliter la fourniture de plusieurs centaines de millions de doses", indique Bayer dans un communiqué sans mentionner d'engagement financier chiffré.

Basé à Tübingen (ouest), le laboratoire CureVac espère mettre cette année sur le marché le vaccin contre le Covid-19 pour lequel il avait annoncé en décembre lancer la troisième et dernière phase d'essais cliniques.

"Bayer apportera son expertise et l'infrastructure établie dans des domaines tels que les opérations cliniques, les affaires réglementaires, la pharmacovigilance, l'information médicale, la performance de la chaîne d'approvisionnement", indique le communiqué des deux entreprises.

Déjà 405 millions de doses commandées par l'UE

Franz-Werner Haas, CEO de CureVac, cité dans le texte, dit espérer que cette alliance aide "à rendre notre candidat vaccin CVnCoV encore plus rapidement disponible pour autant de personnes que possible".

Franz-Werner Haas, CEO de CureVac, espère que cette alliance permettra d'accélérer la fabrication du vaccin. © AFP

Dans une interview à l'AFP en décembre, M. Haas avait expliqué miser sur un vaccin contre le Covid-19 plus facile à stocker que ceux de ses principaux concurrents, le duo Pfizer/BioNTech et l'entreprise Moderna, dont les produits ont été les premiers à recevoir des autorisations de mise sur le marché et sont désormais distribués dans de nombreux pays.

Le candidat vaccin de CureVac peut rester stable pendant au moins trois mois à la température d'un réfrigérateur, affirme le CEO quand, dans leur version actuelle, le vaccin Pfizer/BioNTech doit être conservé à -70 degrés et celui de Moderna à -20 degrés.

La Commission européenne a déjà signé un contrat avec cette start-up spécialisée dans l'ARN messager, portant sur l'achat de 405 millions de doses.