"Les résultats obtenus par nos mesures de politique monétaire sont remarquables, mais ils ne sont pas encore pleinement satisfaisants, car les pressions sur les prix et les anticipations d'inflation devraient rester modérées", a déclaré Fabio Panetta, membre italien du directoire de la BCE, dans un discours.

"Nous devons rester vigilants et évaluer attentivement les informations entrantes, y compris l'évolution des taux de change", a ajouté le banquier central, un économiste de formation, perçu par les observateurs comme une "colombe", c'est-à-dire favorable à une politique monétaire souple pour aider l'économie.

L'emballement de l'euro depuis quelques mois met la BCE sous pression car il contribue à éloigner l'inflation de l'objectif de l'institution qui est de la maintenir "proche mais inférieure à 2%".

L'euro progressait encore un peu mardi face au dollar, à la veille d'une réunion de la Banque centrale américaine qui devrait marquer un changement de politique de l'institution.

Vers 08H50 GMT, l'euro gagnait 0,15% face au billet vert, à 1,1884 dollar.

Le chef économiste de la BCE, Philippe Lane, a écrit vendredi dans un blog "qu'il n'y a pas de place pour la complaisance" de la part de l'institution face au risque d'un euro fort, une expression reprise depuis par la présidente de la BCE, Christine Lagarde.

Pour 2020, la BCE prévoit une inflation de 0,3%, puis 1,0% en 2021 et 1,3% en 2022, selon ses nouvelles prévisions annoncées jeudi.