Après avoir remporté une majorité de 80 sièges lors des dernières élections britanniques, le Premier ministre britannique a fait une déclaration fracassante en affirmant qu'il n'assisterait pas au Forum Economique mondiale, rapporte l'agence Bloomberg. Boris Johnson présente désormais son administration comme "le gouvernement du peuple", une image qui pourrait être ébranlée par le fait que lui ou son équipe se frotte à l'élite mondiale dans une station de ski suisse, où a lieu le Forum.

Pourtant, Boris Johnson a déjà participé au sommet à deux reprises lorsqu'il était maire de Londres, afin d'inciter les participants à investir dans la capitale britannique.

"Il suffit de lancer une boule de neige dans un cocktail à Davos et on frappe quelqu'un avec un fonds souverain qui financerait une partie de l'infrastructure", a-t-il déclaré au Sunday Telegraph en 2013. La même année, dans une interview à la BBC, il avait décrit le rassemblement comme "une grande constellation d'egos impliqués dans des orgies massives d'adulation mutuelle".

Le prédécesseur de Johnson, Theresa May, a utilisé Davos pour promouvoir le visage international de la Grande-Bretagne alors qu'elle négociait son retrait de l'Union européenne, tandis que les chanceliers de l'Échiquier ont souvent pris la parole à un déjeuner de chefs d'entreprise britanniques.

Rupert Harrison, conseiller du gouvernement de David Cameron et maintenant gestionnaire de portefeuille chez BlackRock Inc. a déclaré sur Twitter que la décision de ne pas y assister est "ridicule", car il n'y a pas d'autre forum où l'on peut "faire plus efficacement" la promotion des investissements étrangers.