La Commission européenne continue à se préparer à un échec des négociations sur la relation post-Brexit avec le Royaume-Uni, a annoncé jeudi un de ses porte-parole après les menaces de Londres.

"La Commission a anticipé cette possibilité et continue de s'y préparer, mais il est trop tôt pour préjuger de l'issue des négociations qui vont commencer lundi pour un futur accord commercial et on s'y prépare dans un esprit constructif", a déclaré Dana Spinant.

Le gouvernement britannique a menacé jeudi de claquer la porte dès juin faute de progrès rapides et il a exclu l'alignement sur les règles communautaires réclamé par Bruxelles en échange d'un accord de libre-échange avantageux.

"Un rendez-vous a été pris en juin pour faire le point sur l'état d'avancement des négociations. Il est normal que le Premier ministre Boris Johnson prenne rendez-vous pour cette date", a estimé la porte-parole de l'exécutif bruxellois.

Elle a par ailleurs rappelé que les équivalences pour les services financiers n'étaient pas couvertes par les négociations.

"La décision revient à l'Union européenne et elle décidera unilatéralement de les accorder au non", a-t-elle déclaré.

"Il n'y aura pas de négociations sur les équivalences. Cela ne s'est jamais fait avec personne, ni avec le Japon ni avec les Etats-Unis. C'est notre règle", a insisté mardi le négociateur de l'UE Michel Barnier après avoir obtenu son mandat de négociation des 27.

Le premier round de négociations sur la relation commerciale entre l'UE et le Royaume-Uni aura lieu lundi à Bruxelles et va durer quatre jours.

"Nous aurons une explication réciproque sur nos mandats lundi avec David Frost et nous ouvriront mardi les tables de négociations", a expliqué Michel Barnier.