"Une nouvelle fermeture des professions de contact et commerces non-essentiels auraient été le coup de grâce." La fédération d'indépendants regrette cependant le report du plan plein air, "surtout sur la tenue d'événements en extérieur à 50 personnes". "Il y avait en effet un début de perspectives pour des indépendants actifs dans l'événementiel au 1er avril. Ils devront désormais attendre le 19 avril", regrette-t-on.

Le SNI se félicite que les échéances pour début mai restent toutefois valables. "Un secteur comme l'horeca continue donc à avoir une première vision pour le futur. Il faudra toutefois rapidement s'accorder sur les protocoles pour que les exploitants puissent s'y préparer au plus vite", juge-t-on.

Il faut également se réjouir de la décision du Codeco de mettre rapidement des tests rapides à disposition des entreprises, ajoute le syndicat.

Le SNI refuse par ailleurs que les écoles soient "sacralisées". "Il serait inacceptable de refermer des pans de l'économie et de nombreux indépendants pour maintenir les écoles ouvertes."

"Le test salivaire, un outil pour revivre plus normalement"

L'UCM prend comme une bonne nouvelle la mise en place du testing rapide en entreprise, indique vendredi l'organisation d'indépendants à l'issue du Comité de concertation.

"Des secteurs entiers (horeca, culture, fitness, agences de paris et de voyages, événementiel, monde de la nuit...) sont en train de disparaître. Des milliers d'entrepreneurs sont acculés au désespoir. Les aides restent nécessaires mais elles ne suffisent plus: il faut aujourd'hui permettre aux professionnels qui peuvent le faire dans de bonnes conditions sanitaires de travailler", estime l'Union des classes moyennes dans un communiqué.

Favorable aux tests salivaires, l'UCM estime que des questions logistiques et de coûts de posent néanmoins.

"Le test rapide est un outil qui permettra aux établissements des secteurs aujourd'hui fermés de reprendre leur activité. Les protocoles de sécurité existent. Liés aux tests salivaires, ils permettent de réduire les risques à presque rien. Le gouvernement a eu le courage politique de faire confiance aux scientifiques et de ne pas ralentir inutilement la campagne de vaccination. Poursuivons-la aussi rapidement que possible. Mais n'attendons pas que tout le monde ait eu l'occasion de se protéger avant de revenir à une vie normale", conclut l'organisation.