L'ONG a passé au crible l'évasion fiscale pays par pays dans un rapport qu'elle présente comme le premier du genre et qui tente d'éclairer des flux financiers réputés pour leur opacité.

Les chiffres, publiés alors que le monde lutte contre la pandémie, ont été compilés à partir des déclarations des multinationales aux autorités fiscales, récemment publiées par l'OCDE et qui datent de 2016.

Pour les particuliers, l'ONG s'est appuyée sur les données de dépôts bancaires disponibles auprès de la Banque des règlements internationaux (BRI) à partir de 2018.

L'ONG considère comme évasion fiscale tout flux financier vers l'étranger en vue d'éviter une imposition, sans entrer dans le débat de savoir si elle est illégale ou non.

Sur cette somme de 427 milliards de dollars qui échappent à l'impôt, 245 milliards sont l'oeuvre d'entreprises et 182 milliards de particuliers.

Le rapport explique que les multinationales déplacent l'équivalent de 1.380 milliards de dollars de bénéfices dans des paradis fiscaux, mais également vers plusieurs pays riches qui n'appartiennent pas toujours aux listes noires comme celle établie par l'UE.