Elle exige que le gouvernement régional compense "intégralement la perte de chiffre d'affaires des exploitants". La décision unilatérale de fermer tous les bars, cafés, salons de thé et buvettes sportives de la Région capitale, "sans prendre en considération les efforts déployés par ces exploitants pour servir les clients en toute sécurité" ne passe pas, confirme Daniel Cauwel, président du SDI et également membre de la Chambre des Classes Moyennes du Conseil Economique et Social bruxellois.

Le secteur des cafés n'est pas la source du problème qui se pose, "mais bien l'incapacité des autorités à démontrer à la population l'importance d'appliquer correctement les mesures de précaution existantes", estime le SDI. "Par ailleurs, il est évident pour la fédération qu'en termes de contrôle et de sanction, les autorités bruxelloises restent en défaut de suivi et de traçabilité."

Les critiques émises l'ont déjà été par d'autres acteurs économiques comme l'Unizo, ou associatifs comme Safe ta night.

Le SDI estime, tout comme la Fédération des brasseurs belges entre autres, qu'il "n'y a aucune raison objective de cibler particulièrement les cafés". "Tout indique en effet que le virus se propage plutôt dans la sphère privée de la population ainsi qu'à travers les écoles, les universités et une série de réunions où aucun contrôle n'est réalisé" selon la Fédération patronale. La Fédération des brasseurs avait, elle, demandé des chiffres qui justifient de fermer les cafés bruxellois. Elle avançait jeudi des statistiques néerlandaises qui montraient qu'aux Pays-Bas, seulement 3% des infections avait lieu dans le secteur de l'Horeca, contre 53% à la maison, 15,5% en famille et 7,8% au travail.

"Vu l'injustice de la situation, nous exigeons que le soutien financier que la Région s'apprête à mettre en place compense intégralement la perte de chiffre d'affaires des exploitants", martèle le président du SDI Daniel Cauwel.

La Ville de Bruxelles a de son côté déjà annoncé l'octroi d'une aide de 2.000 euros pour les exploitants de bars et de cafés, ainsi que l'exonération pour au moins un mois des exploitants locataires d'espaces appartenant à la Ville ou au CPAS, tout en appelant les propriétaires privés et brasseurs à faire de même.