L'UCM demande au Codeco de faciliter le "shopping plaisir" et d'autoriser au plus vite les gens à faire leurs courses à plusieurs et pendant plus de 30 minutes.

"La réouverture de l'horeca, prévue le 1er juin, doit être confirmée pour permettre aux professionnels du secteur de s'approvisionner et de (re)trouver du personnel. Il est temps également de fixer des règles qui permettent aux cinémas, théâtres, salles de concert et de sport, fitness, agences de paris? d'accueillir à nouveau du public", poursuit l'UCM.

Au sujet de l'événementiel, l'UCM rappelle que les organisateurs ont besoin d'un calendrier précis, "avec une possibilité d'anticipation mais pas de report". L'union demande également de clarifier la situation des voyagistes et de prendre une décision sans tarder sur le "pass corona".

Enfin, l'UCM plaide pour maintenir les aides le temps nécessaire afin de limiter le nombre de faillites et de pertes d'emploi. "Le chômage temporaire corona doit être prolongé jusque fin septembre au moins. Le droit passerelle de reprise, accordé aux indépendants qui ont dû fermer et peuvent prouver une chute de leurs revenus, doit rester accessible jusqu'à la fin de l'année", conclut l'organisation.

Un SNI "déterminé" à la veille du Codeco

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) réaffirme lundi son soutien aux indépendants toujours lésés par la crise. "C'est le moment ou jamais de donner de la perspective pour les secteurs encore à l'arrêt ou en réouverture très partielle", martèle le syndicat. "Le 1er juin doit constituer le cap à viser pour les forains, salles de fitness ou l'horeca en intérieur notamment", poursuit-il.

En ce qui concerne l'événementiel ou la culture, il est nécessaire d'établir un calendrier d'élargissement progressif tout au long de l'été en parallèle de l'avancement de la vaccination, selon l'organisation de défense des indépendants.

"Le Premier ministre a lui-même ouvert la voie en parlant de l'organisation de festivals dans la deuxième partie de l'été. Nous le prenons au mot. Des dizaines de milliers de PME et d'indépendants actifs dans ces secteurs (traiteurs, location de matériel, transport, techniciens de spectacle?) sont à l'arrêt depuis plus d'un an et leur situation financière est plus que critique. Leur survie même dépend d'une réouverture rapide."

Le SNI réclame par ailleurs des mesures de soutien à la reprise pour tous ces secteurs ou pour d'autres déjà ouverts. "La diminution de la TVA à 6% devra être élargie, par exemple, aux métiers de contact", plaide l'organisation.

Le syndicat demande donc que l'on ouvre les vannes. "Après le retour en 100% présentiel dans les écoles, c'est maintenant au tour de l'économie", conclut-il.