Celle-ci a comptabilisé environ 222.000 chômeurs temporaires du 22 au 27 juin, dont 187.000 en semaine et 35.000 le samedi. Ce chiffre représente environ 7 % de l'emploi salarié total dans le secteur privé, a indiqué la FEB.

Au cours de la première semaine d'avril, le chômage temporaire lié au coronavirus a atteint son niveau le plus élevé dans notre pays, avec quelque 905.000 chômeurs temporaires, soit près de 30 % de tous les salariés du secteur privé. Fin mai, ils étaient encore 418.000, soit 13 % de ces salariés.

L'économiste en chef de la FEB, Edward Roosens, a établi cette analyse en se basant sur la moyenne hebdomadaire et en y ajoutant les chiffres du samedi. Ces derniers sont particulièrement pertinents dans des secteurs tels que le commerce, la restauration ou les événements. Si l'on ne considère que le nombre de salariés qui ont été au chômage pendant au moins un jour au cours d'un certain mois, les chiffres sont plus élevés. En avril, 1.231.000 personnes étaient temporairement au chômage pour cause de force majeure, 984.000 en mai et 600.000 en juin. Cependant, selon la FEB, ces chiffres sont moins pertinents pour l'analyse de la situation économique, bien que là aussi la tendance soit indéniablement à la baisse.

L'économiste en chef a également analysé le nombre de jours de travail perdus par secteur en raison du chômage temporaire. "Pour l'ensemble du secteur privé, ce chiffre est passé de 32% de jours de travail perdus en avril, à 21% en mai et 11% en juin. Pour l'ensemble de l'économie, le pourcentage de jours de travail perdus est passé de 24% en avril à 16% en mai et 8% en juin. Nous constatons principalement une forte reprise dans les secteurs de la construction, du commerce et de l'automobile. La situation reste très difficile dans l'aviation, le secteur de l'événementiel, les agences de voyage, l'horeca, l'industrie de l'acier et des métaux de base, le secteur textile, l'industrie du diamant et l'industrie de l'imprimerie".