La plupart des mesures de soutien liées au Covid-19, on le sait, sont d’application jusqu’au 30 juin 2021. Comme la reprise économique est encore incertaine – et que le virus n’est pas contrôlé –, pas mal de mesures de soutien seront prolongées jusqu’au 30 septembre 2021. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres restreint dans la nuit de lundi à mardi. Il s’agirait de la dernière prolongation de cette ampleur, a-t-on indiqué mardi au cabinet du Premier ministre, Alexander De Croo. A partir du premier octobre, l’idée serait de passer à des mesures exceptionnelles et de relance, dans le cadre d’un vaste plan de redéploiement de l’économie dont les tenants et aboutissants restent à entériner entre partenaires de la majorité.

Qu’y trouve-t-on ?

Les mesures de soutien suivantes ont donc été prolongées :

1. chômage temporaire pour cas de force majeure pour tous les secteurs ;

2. prolongation du double droit passerelle de crise ;

3. report individuel des paiements d’impôts et non-application des sanctions ONSS en cas de non-paiement des acomptes et possibilité de plans de remboursement sans sanctions ;

4. augmentation du montant d’indemnités pour le télétravail (à 144,31 euros pour les salariés et 40 euros pour les fonctionnaires) ;

5. augmentation du quota d’heures supplémentaires volontaires jusqu’à 220 heures dans le secteur des soins de santé, les secteurs cruciaux et les services essentiels, à utiliser aux 1er et 2e trimestres de 2021 ;

6. allocation complémentaire d’incapacité de travail pour la porter au niveau de l’allocation du droit passerelle (pour les indépendants) ou du chômage temporaire (pour les salariés) ;

7. tax shelter pour les œuvres audiovisuelles et les arts de la scène ;

8. incitation fiscale concernant l’annulation des loyers (applicable jusqu’au 31/5 inclus) : c’est prolongé en juin, juillet, août et septembre.

Un volet social aussi

En matière d’intégration sociale, plusieurs mesures sont également prolongées, a indiqué la ministre de l’Intégration sociale Karin Lalieux dans un communiqué. Il en va ainsi du renforcement de l’accompagnement, par les CPAS, des jeunes et étudiants bénéficiaires du revenu d’intégration, de la subvention prévue pour le suivi des Projets individualisé d’intégration sociale (PIIS), qui sera doublée jusqu’à la fin du mois de septembre, du soutien aux CPAS via l’augmentation de 15 % de la prise en charge par l’État du taux de remboursement du montant d’intégration et last but not least de l’octroi de 50 euros supplémentaires par mois à tous les bénéficiaires du revenu d’intégration sociale, de l’allocation de remplacement de revenus et de la Grapa.

Le cabinet du Premier explique aussi qu’outre cette prolongation des mesures de soutien actuelles s’ajoutent, pour rappel, les mesures de réouverture décidées par le gouvernement le 21 avril, qui comprennent un important dispositif pour l’horeca (diminution de la TVA dans l’Horeca, exonération vacances annuelles horeca (ponctuelle), réduction des cotisations ONSS pour tous les secteurs, mais avec un montant supérieur pour les secteurs les plus touchés, etc.)