Selon PwC, "le monde du divertissement et des médias (D&M) est, en 2020, encore plus numérique, plus mobile, plus streamé, plus personnel et, pour l'instant du moins, plus axé sur la consommation à domicile que ce que chacun aurait pu imaginer au début de cette année".

Les recettes D&M mondiales accuseront un recul de 5,6% en 2020, soit plus de 100 milliards d'euros en termes absolus. Il s'agit de la plus forte baisse en 21 ans d'existence de l'étude, précise le bureau de consultance.

Cependant, le président de PwC Belgique, Axel Smits, affirme que leurs perspectives montrent que le secteur continue sur sa trajectoire de croissance de base, malgré les chocs causés par la pandémie. Ainsi, les dépenses D&M augmenteront de 6,4% en 2021, mais pour la période entière sous revue, de 2019 à 2024, PwC prévoit une croissance globale de chiffre d'affaires à un taux de croissance annuel composé (CAGR) de 2,8%.

La crise n'est pas ressentie de manière uniforme par les différents acteurs du secteur D&M. La plus forte baisse de chiffre d'affaires est attendue pour le secteur des cinémas (-65,6%). D'après les prévisions du consultant, leurs recettes seront, en 2024, encore inférieures à leur niveau de 2019. Globalement, les secteurs de l'événementiel et de la presse imprimée ne sont pas non plus épargnés. Ce dernier enregistre une chute des revenus globaux de plus de 14%, les magazines étant les plus touchés.

En revanche, le streaming (vidéo "over-the-top", OTT) affiche une croissance mondiale de chiffre d'affaires de 26%. Parallèlement, la consommation mondiale de données a, elle aussi, profité de l'accélération numérique induite par le Covid-19, et fera un bond de 33,8% en 2020. Le secteur du livre devrait également poursuivre sa trajectoire ascendante et son chiffre d'affaires mondial devrait augmenter de 1,4% par an entre 2019 et 2024 pour atteindre 53,9 milliards d'euros. La technologie joue ici aussi un rôle important, selon PwC, qui rappelle l'essor grandissant des livres audio.

"Le Covid-19 a poussé le consommateur à franchir plus rapidement le cap de la consommation numérique", indique Axel Smits. Et de conclure que "les atouts sous-jacents du secteur D&M et son pouvoir d'attraction sur le consommateur sont toutefois toujours aussi forts. Quoique les défis auxquels font face les entreprises D&M risquent de subsister, la transition vers le numérique créera aussi des opportunités dans tous les segments".