Seulement 1,05% de ses entreprises-clientes belges ont offert de tels chèques à leurs travailleurs. Apparu en juillet et d'une valeur maximale de 300 euros, le chèque consommation est un avantage extra-légal et exonéré d'impôts, destiné à augmenter le pouvoir d'achat des Belges et à relancer l'économie en dépensant cet argent dans les petits commerces, l'horeca ainsi que les lieux culturels et sportifs.

Selon l'analyse de Securex au sein de son portefeuille de clients en Belgique, les employeurs ont du mal à franchir le pas en offrant cet avantage supplémentaire de 213,82 euros en moyenne à leurs travailleurs, notamment parce qu'ils ne disposent actuellement pas de budget supplémentaire.

"Il ne faut pas oublier que pour les entreprises, un chèque consommation représente un coût supplémentaire car ces chèques ne peuvent pas devenir un composant du package salarial existant, ni remplacer une prime ou autre avantage déjà acquis", explique Els Vanderhaegen, expert chez Securex. "Même si le chèque consommation représente certains avantages, dans le contexte économique actuel, la grande majorité des entreprises ne peuvent financièrement pas se le permettre."

Le manque de popularité des chèques consommation vient également d'un déficit d'informations, de l'ajout d'une nouvelle procédure de demande et du faible nombre de commerces où il est possible de les dépenser, complète l'analyse.

Parmi les travailleurs qui en ont bénéficié, 70% sont des employés et 29% des ouvriers.