Environ 45% des salariés se disent plus productifs en télétravail qu'au bureau, selon la dernière enquête internationale du cabinet de recrutement Robert Walters publiée mercredi. 

Du côté des employeurs, cette amélioration n'est par contre pas tellement perceptible, 58% d'entre eux ne notent aucun changement et seuls 29% constatent une hausse de la productivité de leurs employés. Quelque 5.200 travailleurs et 2.200 employeurs ont répondu à l'enquête en mai et début juin. Les perceptions ne sont à nouveau pas les mêmes pour l'autre versant: un quart des travailleurs disent être moins efficaces depuis chez eux, alors que seuls 12,5% des employeurs ont constaté une baisse de la productivité dans les récentes circonstances de télétravail généralisé.

Globalement, "l'espace que les travailleurs avaient à disposition au sein de leur domicile a eu un impact majeur sur leur productivité", relève Robert Walters. Sans réelle surprise, ceux qui avaient choisi de s'installer dans leur lit ou leur canapé ont eu plus de mal à se rendre utiles que ceux disposant d'un coin bureau aménagé.

Si la réduction des temps de trajet est appréciée par une large majorité, le télétravail a quand même des désavantages divers en fonction des profils: les employés ayant des enfants le jugent plus compliqué compte tenu des distractions à domicile, les célibataires ont besoin de plus de réunions pour mieux gérer leur emploi du temps, etc.

Reste que 85% des travailleurs répondants indiquent souhaiter continuer à travailler plus régulièrement depuis chez eux. "Maintenant que les employeurs ont constaté que le télétravail ne comporte pas de risque pour la productivité, ils y voient des opportunités. Si davantage de personnes travaillent depuis leur domicile, les organisations pourront ainsi réduire leurs espaces de bureau et considérer, dans le cadre de leur recherche de nouveaux talents, les candidatures de personnes éloignées géographiquement", conclut Özlem Simsek, directrice générale de Robert Walters Belgique.